Pourquoi Andreas Meyer, policier suisse, enquête-t-il en territoire français ?
Laurent Gerra : C’est vrai, il n’est pas sur ses terres… Le capitaine Meyer était venu se reposer et saluer sa fille, employée dans cette station française, quand un homme a été assassiné, jeté du haut d’un télésiège. La victime, cadre d’une multinationale, était là pour un séminaire. Cette enquête, Andreas ne devrait pas la faire, mais il se trouve que le mort est un vieil ami et, surtout, parmi les suspects figure Franzisca (Caterina Murino), son amour de jeunesse, l’organisatrice de l’événement.
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Comment est vécue cette ingérence par les autorités locales ?
Cela crée évidemment des tensions avec son homologue français, le capitaine Bronzi, interprété par Stéphane Dubac. Meyer pourra toute fois compter sur l’aide de l’adjudante Constance Vivier, incarnée par Clémentine Poidatz, avec laquelle il avait déjà collaboré dans les deux précédentes enquêtes (Noir comme neige, diffusé le 17 novembre 2021, et Morts au sommet, le 23 octobre 2023, ndlr). Il bénéficie aussi du concours de Knott, son collaborateur suisse, remarquablement campé par Nicolas de Broglie.
Laurent Gerra évoque sa collaboration avec Caterina Murino
L’austère policier suisse va-t-il succomber à l’amour ?
Rassurez-vous, si ces retrouvailles le déstabilisent et réveillent en lui quelques blessures mal cicatrisées, il n’en reste pas moins dur et taiseux.
Comment s’est passée votre collaboration avec l’Italienne Caterina Murino ?
Je connais bien Caterina, c’est une amie. Christian Clavier nous avait présentés. On s’était perdus de vue, et ce film a été l’occasion de nous retrouver. Non seulement c’est une grande comédienne, mais elle a beaucoup d’humour.
"J’aime bien aller à l’encontre de ce que l’on sait de moi"
Meyer est peu bavard, comme l’étaient d’ailleurs vos précédents personnages dans les téléfilms d’Hélène Fillières, Une confession (2023) et Un père idéal (2024). Est-ce un choix de jouer des taiseux ?
J’aime bien aller à l’encontre de ce que l’on sait de moi. Sur scène, je suis l’humoriste qui parle, raconte, imite, chante et, dans mes rôles à l’écran, je suis d’une grande sobriété verbale. Les réalisateurs ne doivent pas vouloir que je parle trop. (Rires)
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Justement, côté spectacle, vous êtes actuellement en représentation à Paris avec le vôtre, Laurent Gerra se met à table ! Qu’y a-t-il au menu ?
Je fais table ouverte au Casino de Paris, jusqu’au 4 janvier. Je suis accompagné d’un magnifique orchestre, dans lequel figure le grand Roland Romanelli. Tout le monde déguste : les réseaux sociaux, que je rebaptise « cas sociaux », les écolos urbains, les « déconstructeurs », les hommes et femmes politiques, etc. J’étais heureux de retrouver la scène après deux ans d’absence, et puis, jouer au Casino de Paris provoque de belles émotions. C’est un écrin, chargé de l’histoire du music-hall.
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Avez-vous des projets pour la télévision ?
Avec mon ami le réalisateur et scénariste Jacques Santamaria, je suis sur un projet pour France Télévisions, auquel devrait aussi participer Pierre Arditi. Le tournage est prévu pour juin. Je peux juste vous dire que mon personnage sera plus loquace que les précédents. (Rires)
Hors limites, lundi 16 décembre à 21h05 sur France 2