Le 14 décembre 2024, Angélique Angarni-Filopon voyait sa vie basculer en remportant la couronne de Miss France 2025, quelques mois après avoir été sacrée Miss Martinique. Ce qui aurait dû être le début d’un conte de fées s’est rapidement transformé en cauchemar. La jeune femme de 34 ans, devenue la plus âgée des Miss France, a été confrontée à une tempête de messages haineux sur les réseaux sociaux dès le lendemain de son élection.
Un déferlement de haine qui a ébranlé la nouvelle Miss France
À peine couronnée, Angélique Angarni-Filopon est devenue la cible d’attaques d’une rare violence, principalement à caractère raciste. "Mon seul tort, c’est d’avoir une couleur de peau qui ne plaît pas", a-t-elle confié en larmes lors du tournage de l’émission "50’Inside" diffusée ce samedi 22 mars sur TF1. La séquence, filmée au début du mois pendant son voyage d’intégration au Québec, montre la Miss profondément affectée par ces attaques.
"Toute ma vie, j’ai voulu montrer aux gens que j’étais quelqu’un de bien, que je suis quelqu’un de gentil", explique-t-elle, la voix tremblante. Parmi les commentaires les plus blessants reçus, certains la comparaient à "un homme" ou encore à "un singe". "Je suis dans cette bataille, à me dire que je sais qu’ils n’ont pas raison, mais ça fait tellement mal", avoue-t-elle, submergée par l’émotion.
Face à ce déferlement, le comité Miss France n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié le 20 décembre 2024, Frédéric Gilbert, président de la société, a fermement condamné ces agissements : "Depuis son élection, elle subit une vague de harcèlement et de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. La Société Miss France condamne fermement ces propos. Ces commentaires injurieux n’ont pas leur place dans notre concours, pas plus que dans notre société et seront tous signalés aux autorités compétentes."
Une solidarité exemplaire entre les Miss France
Heureusement, Angélique Angarni-Filopon a pu compter sur le soutien indéfectible de ses prédécesseures. Eve Gilles, Miss France 2024, qui avait elle-même été victime de cyberharcèlement concernant sa coupe de cheveux courte, a rapidement pris sa défense sur Instagram : "Il faudra encore combien d’années à ces gens pour qu’ils comprennent ce qu’est le harcèlement ? Angélique est et restera Miss France 2025. Et tous ceux qui ne sont pas d’accord, je vous invite à la laisser tranquille !"
Diane Leyre, Miss France 2022, avait également exprimé son indignation : "Petit coup de gueule du jour concernant le cyberharcèlement que subit notre nouvelle Miss France. On va y avoir droit chaque année maintenant ? Parce que l’année dernière, c’était la coupe de cheveux qui ne vous plaisait pas, cette année, je vois qu’il y a des propos racistes de partout concernant notre nouvelle Miss."
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Cette solidarité s’est manifestée avec encore plus de force lors du voyage d’intégration au Québec début mars. Entourée de Laure Belleville (Miss France 1996), Sophie Thalmann (Miss France 1998), Alicia Aylies (Miss France 2017), Maëva Coucke (Miss France 2018) et Indira Ampiot (Miss France 2023), Angélique a pu se confier dans un cadre bienveillant. Face à sa détresse, Alicia Aylies lui a rappelé avec fermeté : "Qu’ils le veuillent ou non, tu es Miss France ! C’est toi et personne d’autre."
Le lourd impact d’un harcèlement qui dépasse la victime
Au-delà de sa propre souffrance, Angélique Angarni-Filopon s’inquiète des répercussions de cette haine sur ses proches. Lors de son passage dans l’émission "Quelle Époque" sur France 2, l’hôtesse de l’air de profession avait partagé ses préoccupations : "Malheureusement, ce que les gens ne réalisent pas, c’est que derrière j’ai une famille, des neveux qui tombent sur les commentaires. Moi je me blinde, mais mes neveux ne le sont pas forcément. Le plus vieux a 13 ans, et c’est très jeune. Il est dans sa période 3e, collège… Et il voit tout ça."