Pendant quatre ans, sur Antenne 2, Christine Ockrent a présenté le journal de 20 heures en alternance avec Patrick Poivre d’Arvor, avant qu’elle quitte la chaîne en 1985 pour rejoindre RTL puis TF1. C’est pour cette raison que, lors de sa venue dans l’émission C Médiatique sur France 5 ce dimanche 10 novembre 2024, la journaliste a été interrogée sur l’affaire PPDA.
Christine Ockrent : son avis sur l’affaire PPDA
Il y a quelques jours, jeudi 7 novembre, l’ex-dirigeant de TF1 Robert Namias a été interrogé par la commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma et l’audiovisuel. "On a forcément raté quelque chose", a-t-il déclaré. "Ah oui ?", a réagi sur un ton ironique Christine Ockrent lorsque le chroniqueur François Saltiel a rapporté ces propos. "C’est navrant. Ça a assombri toute une époque où Patrick a été un très grand journaliste et un excellent présentateur du 20 heures. Sur le plan humain, sur le plan des moeurs, sur le plan des moeurs de l’époque – et en particulier la façon dont la direction, les directeurs, les responsables de l’époque préféraient couvrir un certain nombre de choses -, tout ça est navrant", a conclu la journaliste.
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PPDA accusé de viol depuis 2005
Récemment, une première plainte oubliée datant de 2005 a refait surface. À l’époque, le bureau de PPDA à TF1 avait fait l’objet d’une perquisition, mais l’affaire n’avait jamais fuité dans la presse. "C’est impossible de (…) perquisitionner un bureau sans que la direction ne soit au courant", s’est alors indignée l’une des plaignantes, la journaliste Hélène Devynck, dans Le Monde, qui estime que l’enquête avait été menée avec trop de légèreté, permettant de nombreuses victimes présumées par la suite. Mis en examen depuis le mois de décembre 2023 dans quatre plaintes pour viol, PPDA a été visé par une vingtaine de plaintes et est accusé par plus de quarante femmes. En juillet dernier, Libération a révélé que "cinq nouvelles instructions pour viols et viols aggravés" ont été ouvertes contre l’ancien journaliste, concernant cinq plaintes qui avaient été classées sans suite pour prescription auparavant, mais qui sont aujourd’hui prise en compte grâce à un dépôt de plainte avec cinq constitutions de parties civiles. En octobre 2024, deux autres plaintes ont été renouvelées avec constitutions de parties civiles.