Norbert Tarayre de retour dans Pékin Express : « Cette fois je reviens pour gagner ! »

Publié le 27 février 2025 à 11:22
Patrick ROBERT/M6
INTERVIEW. Le chef cuisinier se plie, pour la seconde fois, au jeu du passager mystère. Et il a les crocs !

Votre charisme est tellement évident que je n’ose demander si vous étiez heureux de rejouer les globe-trotters… 

Norbert Tarayre : En 2013, au Mexique, avec mon camarade Jean Imbert, nous avions échoué. Alors là, je reviens pour gagner ! 

Barouder sac au dos, c’est dans vos habitudes ? 

Aventurier, moi ? Pas vraiment. Je n’ai peur de rien, mais voyager seul, c’est quelque chose qui m’effraie. Quand je débarque au Mozambique, je ne suis pas serein. C’est la septième étape, les candidats sont fatigués, un peu à bout. Un regard ne trompe pas. Et je comprends que certains se disent : « Oh non, pas lui ! » 

"J’ai horreur de demander de l’aide à quelqu’un"

En annonçant, d’entrée, que l’auto-stop n’est pas votre fort, je les comprends… 

J’ai horreur de demander de l’aide à quelqu’un. Même à ma femme ! Par bonheur, je fais partie de ces gens qui sont prêts à se surpasser pour les autres. Le hic, c’est que je ne parle pas portugais (la langue officielle du Mozambique, ndlr), et mon anglais est mauvais. Mais j’ai compris qu’un sourire, ça aide ! 

Vous débutez la compétition au stade national du Zimpeto, à Maputo. Un cadeau, pour l’ancien footballeur que vous êtes

En entrant sur la pelouse, je réalise tout de suite qu’on va faire des séances de tirs au but. Pour moi, c’est magique ! Je kiffe vraiment comme un gamin !

"je me devais de transmettre de la force à mes équipiers"

Tout au long de la course, vous vous montrez déterminé, vigoureux et facétieux… Est-ce votre vraie nature ? 

Oui ! Dans la vie, j’ai la niaque. J’aime sentir les énergies. Dans cette compétition, je me devais de transmettre de la force à mes équipiers, qui cavalent depuis des semaines à travers toute l’Afrique. Oublié, le chef cuisinier avec ses couteaux et ses assiettes ! Je viens en tant que candidat, avec mon sac à dos Pékin Express, pour me battre. Oui, j’avais « la win » ! (la gagne, en français)

"On se prend une claque, devant tant de générosité" 

Et chez l’habitant, est-ce que vous osez mettre un peu la main à la pâte ? 

Comment oublier l’accueil d’Alice ? Dans sa case, la mamma nous dresse une table « versaillaise ». On se croirait chez Louis XIV ! Et on savoure un nougat maison, tellement bon… On a droit aussi à une séance de coiffure de sa fille, qui tient un petit salon à l’arrière de la maison. Cette famille n’a pas grandchose, mais elle se plie en quatre pour nous faire plaisir. On se prend une claque, devant tant de générosité et de chaleur humaine. Pour les remercier, je leur ai fait une simple salade de fruits. C’était une grande découverte pour eux : ils n’avaient jamais eu l’idée de préparer ce dessert. Des beaux moments comme celui-là, il y en aura plein d’autres, notamment dans un orphelinat. 

Racontez-nous… 

À mon arrivée, j’ai eu la chance de croiser le chef triplement étoilé Glenn Viel, qui était le précédent passager mystère. Nous faisons connaissance, et il me propose de l’accompagner dans un orphelinat pour offrir aux enfants des cadeaux qu’il a rapportés de France. Je n’ai pas les mots pour décrire l’émotion immense que j’ai ressentie grâce à ce grand homme. En plus d’être un très grand chef, pour moi, c’est un être de lumière. Sans Pékin Express, je n’aurais jamais vécu cela. C’est ce qui fait toute la beauté et la magie de ce programme. 

Pékin Express, jeudi à 21h10 sur M6

Par
Caty Dewanckèle