Guillaume Meurice : l’humoriste licencié par Radio France pour « déloyauté répétée »

Publié le 11 juin 2024 à 10:05
Maylo / Starface
Plus d'un mois après sa suspension d'antenne et après de nombreux rebondissements dans l'affaire, l'acolyte de Charline Vanhoenacker vient d'apprendre son licenciement.

Suspendu – pour la deuxième fois de la saison – depuis le début du mois de mai, le verdict lui a été communiqué par courrier : l’humoriste a été licencié. Son contrat connaît une "rupture anticipée pour faute grave", comme l’a annoncé ce dernier à l’AFP ce mardi 11 juin 2024. Le motif du licenciement ? Une "déloyauté répétée" lui est reprochée après avoir fait une deuxième fois sa blague polémique sur le Premier ministre israélien accusé de crimes de guerre, voire de génocide à Gaza.

Un entretien disciplinaire peu rassurant

"Une sorte de nazi, mais sans prépuce", voilà comment a été qualifié Benyamin Netayahou par Guillaume Meurice fin octobre (ce qui lui avait valu un avertissement et une mise en garde de Radio France par l’Arcom, ndlr) puis à nouveau à la fin du mois d’avril à l’antenne de France Inter, dans l’émission satirique hebdomadaire Le Grand dimanche soir, animée par Charline Vanhoenacker. Lors de son premier entretien disciplinaire à la mi-mai, la direction des ressources humaines l’avait accusé d’avoir manqué de loyauté envers la Maison de la Radio et de chercher à instrumentaliser l’antenne à des fins personnelles. Des accusations contestées par l’intéressé. Sa suspension avait été prolongée avec la  convocation d’ une commission discipline qui a eu lieu le 30 mai.

Une démission et un appel à la liberté d’expression

La suspension de Guillaume Meurice a suscité une véritable révolte au sein de France Inter. S’il s’est attiré les foudres de Sophia Aram, l’humoriste a été publiquement soutenu par ses collègues Charline Vanhoenacker, Waly Dia, Aymeric Lomperet et Djamil Le Schlag, qui a d’ailleurs démissionné de France Inter en direct en guise de protestation. De leurs côtés, les syndicats avaient pris la parole dans un communiqué. Les sociétés des journalistes (SDJ) et des producteurs (SDPI) estimaient que la suspension du l’humoriste était un "signe très inquiétant pour la liberté d’expression, valeur que défend Radio France". 

Par
Hugo Mallais