Alors que le groupe Canal+ a manifesté sa colère il y a quelques mois à l’annonce de la fermeture de C8 (notamment à cause de sa situation financière, ndlr), et contesté la décision de l’Arcom en saisissant le Conseil d’état au mois de septembre, le groupe encaisse déjà un nouveau coup dur…
Bercy règle ses comptes avec Canal+
C’est ce qu’ont annoncé L’Informé puis Le Monde en cette fin de semaine, en révélant que Canal+ se trouve actuellement sous la menace de’un redressement fiscal de 655 millions d’euros. "Bercy a notifié plusieurs redressements à la chaîne cryptée, estimant qu’elle ne peut plus bénéficier d’une TVA réduite à 10 % sur ses abonnements", précisent nos confrères de L’informé. Un stratagème déjà reproché à plusieurs opérateurs téléphoniques en 2017. "Le fisc reproche à Canal+ d’avoir appliqué indûment des taux réduits de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au cours de trois périodes distinctes" à partir de 2016, précise Le Monde. Les autorités fiscales pointe particulièrement du doigt les années 2020-2021 où la taxe aurait dû, selon elles, s’élever à "20 % de l’ensemble du chiffre d’affaires". Le groupe Canal+ conteste ces réclamations du fisc.
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Canal+ fête ses 40 ans ce lundi 4 novembre avec Antoine de Caunes
Un drôle de cadeau d’anniversaire pour le groupe qui fêtera demain, lundi 4 novembre 2024, son quarantième anniversaire. Pour l’occasion, la chaîne cryptée a demandé à son animateur fétiche, Antoine de Caunes, d’organiser une soirée très spéciale, 40, diffusée à partir de 21h10. Présent à l’antenne depuis la naissance de Canal+, le présentateur populaire avait songé à quitter le navire en 2019 à cause du changement "radical" de la chaîne provoqué par l’arrivée de Vincent Bolloré en tant qu’actionnaire majoritaire. Ce dernier l’avait d’ailleurs évincé du Grand Journal en 2015, ce qu’Antoine de Caunes avait très mal vécu. Finalement, il ne regrette pas d’être resté. "On est dans un monde capitaliste assez brutal, et parfois ça se voit plus que d’autres. Je me méfie de la ‘moraline’ ambiante. Je ne peux pas me sentir coupable ou complice de ‘crimes’ que je n’ai pas commis. Je n’ai pas l’impression d’enfreindre une ligne morale ou d’avoir changé ma nature pour pouvoir continuer d’exister dans un système qui serait à l’opposé de ce que je suis. Je travaille pour Canal+, qui fait partie d’un groupe où il y a d’autres chaînes avec des directions différentes. Je suis dans le navire amiral, je n’ai jamais été du côté des extrêmes. (…) Vous connaissez des gens du cinéma qui ne travaillent pas avec Canal ? Moi pas. Sont-ils pour autant les cautions d’un système ?", a-t-il déclaré dans Télérama.