Votre personnage, Maddi, vit le plus terrible des drames : la mort de son enfant, Esteban. Cette histoire a-telle particulièrement touché la maman que vous êtes ?
Gwendoline Hamon : Forcément ! On ne peut pas ne pas comprendre cette maman, dont la souffrance est viscérale. Je pense à l’une de mes amies qui a perdu un enfant, c’est intolérable à vivre. Quand Maddi revoit son fils dix ans plus tard, au même âge, on se pose la question : est-elle folle ? Même si elle est médecin, donc une scientifique rationnelle, elle ne peut pas s’empêcher de se demander si elle est face à un phénomène paranormal. Elle est comme aimantée par son besoin de comprendre.
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Lors de l’avant-première à Canneseries, les scénaristes expliquaient que vous n’aviez quasiment que des scènes fortes à jouer. Ce tournage vous a-t-il demandé beaucoup d’énergie ?
De l’énergie, oui, mais dans la joie. Ça ne m’a donc posé aucun problème. Notamment parce que j’ai aimé tous mes partenaires : Benjamin Baroche, Flore Bonaventura, Bruno Debrandt, que je connaissais déjà, mais aussi ceux que j’ai découvert : Mathieu Madénian, Samy Gharbi et Fauve Hautot, qui a été fabuleuse. Évidemment, la fatigue était là. Mais quand on est portée, on l’oublie. Je voulais aller au bout jusqu’au soir, et donner le plus possible.
Quel souvenir gardez-vous de ce tournage en vase clos, en Auvergne ?
On était loin de tout, à environ une heure et demie de Clermont-Ferrand. On restait donc sur place le weekend, ce que je ne fais pas toujours sur les tournages. Là, j’étais immergée. Je ne connaissais pas du tout l’Auvergne, et j’ai été frappée par la beauté des paysages, avec ses routes sinueuses et vallonnées. Par endroits, il y a des éclaircies qui donnent l’impression que Dieu nous parle. Et puis les châteaux qui se dressent comme des champignons… C’est hallucinant !
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La série joue sur la frontière entre le réel et le fantastique. De quel côté êtes-vous ?
Je suis cartésienne. En Vierge ascendant Capricorne, je suis une vraie terre à terre !
Gawendoline Hamon : "Je ne reste avec Cassandre que parce que je peux incarner d’autres rôles"
Après dix ans passés dans la série Cassandre (France 3), est-ce que ça fait du bien de la mettre de côté pour rentrer dans la peau d’autres personnages ?
Bien sûr ! Je n’ai pas décidé de faire ce métier pour devenir un seul personnage ; je ne peux pas concevoir mon métier comme ça. Ça me scléroserait complètement. Je suis très attachée à elle, c’est vrai, mais je ne reste avec elle que parce que je peux incarner d’autres rôles.
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Justement, on vous retrouvera prochainement dans une saison inédite de cette série… Éprouvez-vous toujours le même plaisir à interpréter cette héroïne ?
J’ai une joie immense à retrouver la bande de Cassandre. Parce que l’on est vraiment une bande très soudée. Les acteurs ne changent pas, mais on a la chance d’avoir des réalisateurs et des auteurs différents à chaque fois, sans parler des guests. Ce sont toujours de nouvelles rencontres. J’ai beaucoup de chance de pouvoir faire ce métier. Jusqu’à quand ? Je sais que ça peut s’arrêter à tout moment. Pour l’instant, j’en profite. Et je me dis souvent que si ça devait s’arrêter, j’écrirais ou je serais prof de théâtre. Je ne sais pas. En tout cas, je ferais quelque chose pour les autres.
Rien ne t’efface, lundi 25 août à 21h10 sur TF1