Beaucoup de comédiens de la série sont d’anciens candidats de télécrochets ou des artistes de comédies musicales. De votre côté, comment avez-vous atterri sur ce projet ?
De manière très classique, par un casting. Comme je chante un peu sur mes réseaux sociaux, mon agent a tout de suite pensé à moi. Je poste régulièrement des reprises à la guitare, c’était l’occasion de montrer cette partie de moi.
Le personnage d’Iris est particulier. Elle, qui était nutritionniste dans une ONG depuis dix ans, est revenue à ses premiers amours : le chant… Et elle a dû apprendre à s’intégrer au milieu d’élèves plus jeunes qu’elle !
C’est vrai qu’elle a dix ans d’écart avec certains, mais elle a envie de se former. Donc, elle s’est inscrite dans cette école et s’est retrouvée à vivre en colocation ! Il a fallu qu’elle trouve sa place, tout en se retrouvant confrontée à son passé à travers le personnage de Swann (Aurélien Wiik).
Flore Bonaventura : "À mon arrivée dans Tout pour la lumière, j’étais très intimidée"
Vous a-t-il fallu également trouver votre place au sein de cette bande de comédiens ?
Au début, j’étais très intimidée, un peu en retrait. Il m’a fallu aussi travailler sur moi, même si tout le monde était adorable avec moi. Par le passé, j’ai toujours été la plus jeune sur les tournages. Pas cette fois-ci ! C’est un petit chamboulement pour moi… D’ailleurs, je m’écroule le soir ! (Rires.) Je ne sors pas beaucoup, j’apprends mon texte au cordeau, parce que je sais qu’il faut être bonne dès la première prise. Sinon, on peut passer à côté des émotions et de la justesse.
À lire également
Ce n’est pas frustrant parfois de manquer de temps pour affiner son travail ?
Si, bien sûr. Surtout lorsqu’on doit jouer des situations difficiles, que vivent nos personnages et qui ne sont pas courantes dans la vie quotidienne. C’est parfois compliqué de s’approprier leurs émotions, mais c’est un bel exercice pour une actrice.
Flore Bonaventura (Tout pour la lumière) : "J’ai deux pieds gauches !"
Quel rapport avez-vous avec la danse, qui est l’une des disciplines principales de l’école ?
Aucun ! (Rires.) Très sincèrement, je ne savais pas à quoi m’attendre, car on m’a offert le rôle d’Iris très peu de temps avant le début du tournage. À l’origine, j’avais été castée pour incarner un autre personnage. Entre-temps, les choses ont bougé, mais la productrice Céline François avait très envie de travailler avec moi et m’a parlé d’Iris. Je n’avais pas compris que c’était une élève. Je suis arrivée sur le plateau et j’ai découvert qu’il fallait que je danse. La première fois où j’ai dû apprendre une chorégraphie, je me suis mise à pleurer. Moi, j’ai deux pieds gauches, je ne suis pas du tout dans mon élément sur le parquet. Mais l’exercice m’a permis de sortir de ma zone de confort.
Aimeriez-vous que ce rôle vous ouvre de nouvelles perspectives dans votre carrière ?
Je l’espère, en tout cas. Les réalisateurs m’ont souvent fait jouer des partitions dramatiques. Avec Tout pour la lumière, les téléspectateurs peuvent me découvrir dans le registre de la comédie, même si Iris a ses fêlures. Et pour une fois, personne ne meurt dans mon entourage ! (Rires.)
Et un album ?
Même si j’ai repris la chanson White Flag de Dido dans la série, je ne suis pas prête à plus. Je vais retourner à mes petites covers postées sur mes réseaux sociaux, c’est déjà bien.