En rempilant pour la cinquième fois comme juge, qu’attendiez-vous de cette saison ?
Fauve Hautot : Ce que j’adore, dans cette émission, c’est le spectacle vivant. Il est vraiment axé sur la danse, mon métier et ma passion. J’aime regarder ces « amateurs » qui se dépassent pour apprendre. La danse a un effet fascinant sur le corps, la tête et le coeur. J’avais donc envie de voir un beau show, avec de la joie, parfois de la peur, et la façon dont les artistes réussissent à la surmonter.
L’affiche de la promotion est prestigieuse. A-t-elle, jusqu’à présent, rempli ses promesses ?
Le casting est vraiment fou, avec des profils très variés. Toutes les personnalités m’ont surprise et touchée. Je pense notamment à Charlotte de Turckheim ou à Florent Manaudou, qui est très investi. Il intègre tout ce que je peux lui dire…
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Que préférez-vous dans le rôle de juge ?
Aiguiller les personnalités. Les danseurs ne perçoivent pas parfois forcément ce qu’il faut débloquer chez leur partenaire, car ils ont la tête dans le guidon. Je sais par quoi elles peuvent passer, et, comme j’ai un oeil extérieur, ce qu’elles peuvent améliorer. Ma priorité reste de leur prodiguer des conseils pour que l’expérience soit agréable. Le but, c’est aussi d’avoir un discours clair sur mon métier, pour rendre la danse accessible au grand public…
Quelle est votre patte ?
Je dirais la douceur. La danse est un art extrêmement difficile. Mon approche consiste toujours à encourager, un peu comme une maman le ferait avec son enfant : « Tu as raté mais ce n’est pas grave. Tu vas finir par y arriver. Sois fier de toi ! » L’essentiel est d’oser, de gommer la peur. Car, dès que l’on surmonte ses craintes, on saute !
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N’avez-vous pas envie, parfois, de rejoindre vos camarades sur le parquet de danse ?
Non, pas du tout. J’ai performé pendant neuf ans comme danseuse, j’en ai fait le tour. Et puis, je danse tout le temps, pas seulement à la télévision. Je rentre d’une semaine au Centre chorégraphique national de Nancy, où j’ai travaillé avec des professionnels pour promouvoir le ballet lorrain. Je donne aussi pas mal de workshops (ateliers, ndlr). L’idée, aujourd’hui, c’est de m’inscrire dans le paysage chorégraphique français.
Avec votre compagnon, le danseur electro Romain Guillermic, vous venez en effet de fonder votre compagnie…
Nous en sommes hyper heureux ! Le projet est né à la suite de notre performance lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques ; c’est là que l’on a su que l’on pouvait travailler ensemble. Nos deux mondes sont très différents, mais nous partageons un amour commun pour la danse et l’image. Notre objectif est de créer de l’art en mixant les deux, sans rester dans une case.
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Votre autre passion, c’est la comédie…
Oui, c’est une autre forme d’interprétation, très complémentaire de la danse. L’an dernier, j’ai beaucoup tourné. Je fais une petite apparition dans le film Délocalisés, d’Ali et Redouane Bougheraba (actuellement au cinéma, ndlr), et je joue une gardienne de prison de jeunes dans la série Zonz (Slash TV). J’ai aussi participé au thriller Rien ne t’efface, de Jérôme Cornuau, pour TF1. Je ne peux rien spoiler, mais ce rôle est un super cadeau.
Danse avec les stars, tous les samedis à 21h10 sur TF1