Des rédacteurs "tétanisés", "de l’irrespect, des colères froides, il dénigre le travail"… L’enquête de Télérama sur Thomas Sotto dresse un portrait de l’animateur très différent de l’image qu’il renvoie à l’antenne. Face aux nombreux témoignages d’anciens ou actuels employés de l’émission, le présentateur, contacté par nos confrères dans le cadre de ce reportage, a accepté de donner sa version des faits.
Une exigence "sans limite" ?
Tout d’abord, il a confirmé avoir tendance à faire annuler des invités à la dernière minute. "Je n’ai jamais vu un animateur dont tout le monde avait aussi peur. J’ai passé des dimanches d’horreur où il annulait l’invité en disant ‘je veux autre chose’, sans préciser quoi. J’ai très peu pleuré dans mes boulots mais chez eux oui, plusieurs fois", a dénoncé une ex-collaboratrice. Thomas Sotto reconnaît avoir des "envies un peu trop sans limite, peut-être", mais agit comme cela pour le bien de l’émission. "Je veux qu’on joue le ballon. Et si on perd, ce n’est pas grave. Ce que je n’aime pas, c’est quand on n’a pas tenté. Est-ce que je mets de la pression sur les équipes ? Oui, sans doute, parce que cela fait partie de mon boulot", explique-t-il.
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"Je suis très franc"
Accusé de faire des débriefs humiliants voire "dégradants" avec les équipes après chaque émission, l’animateur se défend : "Prenez de la distance avec la caricature ! (…) Je faisais des débriefs trop durs, je fais amende honorable, et j’ai corrigé le tir depuis deux ans. (…) Je peux être exigeant, de bonne ou de mauvaise humeur. Je suis très franc, je dis les choses les yeux dans les yeux". "Blessé" par tous ces reproches, Thomas Sotto conçoit que la matinale de France 2 soit source de "beaucoup de pression, de fatigue, et peut-être chez certains un sentiment d’injustice, car personne ne démérite". En dehors de la rédaction, Thomas Sotto semble beaucoup plus apprécié chez Télématin. Dans l’enquête, Marie Portolano et la chroniqueuse Christelle Ballestrero ne manquent pas de compliments à lui adresser.