“Il dénigre le travail, c’est la parole divine » : Thomas Sotto (Télématin) gravement accusé par des collaborateurs

Publié le 3 juillet 2024 à 8:49
Nathalie GUYON / FTV
Dans une enquête menée par Télérama, plusieurs collaborateurs de Thomas Sotto, aux commandes de Télématin avec Marie Portolano, pointent du doigt le comportement au quotidien de l'animateur.

Il y aurait-il de grosses tensions au sein de Télématin (France 2) ? Ce mercredi 3 juillet, nos confrères de Télérama dévoilent une enquête dans laquelle plusieurs actuels collaborateurs, mais aussi d’anciens collègues, de Thomas Sotto prennent la parole. Ils sont plusieurs à pointer du doigt le comportement au quotidien de l’animateur, qui est aux commandes de la matinale de France 2 depuis trois ans maintenant. Certains d’entre eux évoquent un véritable malaise, mais aussi une pression démesurée mise par le journaliste.

“Il dénigre le travail, c’est la parole divine"

Les premiers à subir de plein fouet cette situation serait les programmateurs de Télématin. Leur mission : trouver pour chaque émission des invités. Depuis 2021, pas moins de huit programmateurs se sont succédés dans l’émission. Alors que l’une d’elle est actuellement en arrêt maladie, pour "mal-être au travail", un ancien journaliste ne mâche pas ses mots sur le poste. "Je venais avec la boule au ventre. J’ai songé à changer de métier", confie-t-il. Un autre ancien collaborateur évoque directement le comportement de  Thomas Sotto vis à vis des équipes de la matinale. "On cale un invité, que le rédacteur en chef valide, mais derrière, on annule à la demande de Thomas Sotto. Il y a de sa part de l’irrespect, des colères froides, il dénigre le travail", lâche-t-il. Une version partagée par une autre source de Télérama : "Thomas, c’est la parole divine. Ils sont té-ta-ni-sés devant lui", ajoute-t-elle. Une ancienne collaboratrice n’y va elle pas par quatre chemins, et évoque un quotidien infernal. "Je n’ai jamais vu un animateur dont tout le monde avait aussi peur. J’ai passé des dimanches d’horreur où il annulait l’invité en disant ‘je veux autre chose’, sans préciser quoi. J’ai très peu pleuré dans mes boulots mais chez eux oui, plusieurs fois", raconte-t-elle.

Thomas Sotto se défend

Contacté par Télérama, l’animateur a tenu à démentir ces graves accusations. "Je veux qu’on joue le ballon. Et si on perd, ce n’est pas grave. Ce que je n’aime pas, c’est quand on n’a pas tenté. Est-ce que je mets de la pression sur les équipes ? Oui, sans doute, parce que cela fait partie de mon boulot", confie-t-il. Thomas Sotto concède cependant avoir "des envies un peu trop sans limite, peut-être". Le journaliste avoue être "blessé" par ses accusations, et tient à défendre ses méthodes de travail. "Oui, Télématin c’est beaucoup de pression, de fatigue, et peut-être chez certains un sentiment d’injustice, car personne ne démérite. Oui je peux être exigeant, de bonne ou de mauvaise humeur. Je suis très franc, je dis les choses les yeux dans les yeux", ajoute-t-il.

Par
Aurélien Gaucher