La guerre des mots fait rage entre Benjamin Castaldi et Diane Kurys. À l’approche de la sortie du film "Moi qui t’aimais" le 1er octobre, l’ex-animateur de Loft Story multiplie les attaques contre la réalisatrice qui a adapté l’histoire d’amour de ses grands-parents, Simone Signoret et Yves Montand.
Un héritage familial source de tensions
Benjamin Castaldi n’est pas un homme de télévision comme les autres. Sa grand-mère n’était autre que Simone Signoret, actrice légendaire, qui vécut une passion tumultueuse avec Yves Montand. En 1987, ce dernier adopta Catherine Allégret (la maman de Benjamin), faisant officiellement de Benjamin le petit-fils du couple mythique du cinéma français.
C’est précisément cette filiation qui nourrit aujourd’hui la colère de l’animateur face au projet de Diane Kurys. Dans les colonnes de Paris Match, Benjamin Castaldi avait déjà exprimé son mécontentement en juin dernier : "Ce que propose Diane Kurys, ce n’est pas une reconstitution, c’est une récupération. ‘Moi qui t’aimais’ récrit l’histoire en s’autorisant tous les raccourcis émotionnels d’un féminisme devenu dogmatique." Il poursuivait ses reproches : "Ce film profite d’une époque obsédée par les repentirs, les déconstructions, les mises en accusation symboliques. Mais l’amour entre Simone et Yves ne rentre pas dans ces cases-là. Il était grand. Violent parfois. Tendu. Mais égal."
Des accusations de déformation historique
Le petit-fils de Simone Signoret ne mâche pas ses mots quand il s’agit de décrire ce qu’il perçoit comme une trahison de la mémoire familiale. Selon lui, le film de Diane Kurys "s’autorise un glissement insidieux" en présentant sa grand-mère comme "une éternelle victime silencieuse" et Yves Montand comme un "prédateur sociable, lisse et difficile à cerner, presque manipulateur". Une vision qu’il conteste fermement, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un "rapport de domination" mais d’une "étreinte profonde et imparfaite entre deux êtres libres".
Benjamin Castaldi publie une tribune assassine contre la réalisatrice
La réponse de Diane Kurys dans Le Point n’a fait qu’attiser les flammes. La réalisatrice de 76 ans n’a pas épargné son détracteur : "Il a dû s’aider de ChatGPT pour rédiger cela. Il n’a pas utilisé les bons arguments pour me dézinguer. On ne va pas nous accuser d’avoir fait le très beau portrait d’un salaud."
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Face à cette attaque, Benjamin Castaldi a riposté avec violence sur Instagram. "Diane Kurys croit me donner des leçons en prétendant que je m’appuie sur ChatGPT pour écrire mes textes. Ironie du sort : elle aurait dû en faire autant. Cela lui aurait évité de signer une bourde grossière, en inventant une naissance à Neuilly-sur-Seine pour Simone Signoret. Quand on ignore les faits les plus élémentaires, on se tait. Persister, c’est étaler sa bêtise au grand jour. Idiote", a-t-il écrit sans retenue.
Il n’en est pas resté là : "Diane Kurys pense réhabiliter Simone et Yves en réécrivant leur histoire ; en réalité, elle ne fait que projeter ses obsessions et ses fantasmes. La mémoire n’est pas une pâte molle qu’on malaxe au gré de ses idées toutes faites. Ce qu’elle livre n’est pas une vérité : c’est une imposture."
