Le 1er octobre prochain sort au cinéma "Moi qui t’aimais", un film de Diane Kurys dans lequel jouent Marina Foïs et Roschdy Zem. L’histoire ? "Elle l’aimait plus que tout, il l’aimait plus que toutes les autres. Simone Signoret et Yves Montand étaient le couple le plus célèbre de leur temps. Hantée par la liaison de son mari avec Marilyn Monroe et meurtrie par toutes celles qui ont suivi, Signoret a toujours refusé le rôle de victime. Ce qu’ils savaient, c’est qu’ils ne se quitteraient jamais".
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Marina Foïs se confie sur le personnage de Simone Signoret
A l’occasion de la sortie prochaine de ce film, les deux acteurs ont accepté de répondre aux questions de nos confrères du magazine Technikart. Marina Foïs qui interprète la grand-mère de Benjamin Castaldi s’est confiée sur le personnage à qui elle a prêté ses traits. Nos confrères lui ont notamment demandé si elle avait le sentiment que le cinéma a tourné le dos "comme elle le prétendait", et la réponse de la comédienne ne s’est pas faite attendre.
"Signoret a toujours dit quelle n’aurait jamais sacrifié ni sa vie amoureuse ni sa vie tout court pour le cinéma. Elle disait : ‘Je sors de chez moi [pour tourner un film] si ça vaut le coup, s’il y a un truc très fort à dire’. Et elle a refusé certaines injonctions, comme celle de la jeunesse éternelle. À cette époque, comme elle ne correspondait pas à l’idée de la féminité qui était mise en avant, elle a probablement perdu des rôles", a analysé la soeur de la journaliste Giulia Foïs.
L’actrice prête à céder à la tentation de la chirurgie esthétique ?
Si Simone Signoret a refusé l’injonction à la jeunesse éternelle, Marina Foïs est-elle prête à répondre à l’appel de la chirurgie esthétique ? Elle a répondu avec franchise à Technikart qu’elle n’était pas une anti-chirurgie. En effet, elle a expliqué : "Je n’ai rien contre, chacun fait ce qu’il veut avec son visage. Mais si tu as des lèvres que tu tes offertes en 2025, cest compliqué de jouer un rôle où tu te retrouves sur les routes de l’Exode en ’42".
"Notre réalité physique nous coupe de certaines choses, je crois. Et Signoret, elle disait : ‘Mes kilos, mes rides, ils m’offrent Madame Rosa. Je n’aurais pas pu faire Madame Rosa si je m’étais refait le visage ou si je faisais du 36’. Je suis d’accord avec elle. Ce que les autres ont appelé sa ‘destruction’, c’est simplement qu’elle a laissé affleurer certaines couleurs et qu’elle a beaucoup bu – comme les gens qui boivent parce qu’ils n’ont pas le choix. Et ça, c’est sa vie réelle", a détaillé l’actrice. Et cette dernière de conclure avec lucidité : "Le cinéma ne répare pas tout".