En prison, P. Diddy dénonce le documentaire Netflix signé 50 Cent pour “usage illégal d’images” (VIDEO)

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:36
Depuis sa cellule, Sean "Diddy" Combs accuse Netflix d'avoir utilisé des images personnelles "volées" dans le documentaire produit par son rival 50 Cent, sorti ce mardi 2 décembre.

La plateforme a mis en ligne la série documentaire “Sean Combs : The Reckoning” ce mardi 2 décembre. Depuis sa cellule, le rappeur de 56 ans, qui purge une peine de plus de quatre ans de prison, accuse Netflix et son rival de longue date d’avoir utilisé des images personnelles sans autorisation.

Netflix au cœur d’une bataille juridique explosive

Alors qu’il purge actuellement sa peine, Sean "Diddy" Combs a violemment réagi à la sortie du documentaire produit par son ennemi juré, le rappeur Curtis "50 Cent" Jackson. Par la voix de son représentant, le magnat déchu du hip-hop a qualifié cette production d’”œuvre honteuse et clinquante” dès le lundi 1er décembre, soit la veille de sa mise en ligne mondiale sur Netflix.

Selon le communiqué transmis au média Variety, le principal grief de P Diddy porte sur l’utilisation d’images qu’il juge “volées et dont la diffusion n’a jamais été autorisée”. L’accusation est particulièrement grave : ces images auraient été accumulées par le rappeur depuis l’âge de 19 ans dans le but de “raconter sa propre histoire, à sa manière”. Dans la bande-annonce du documentaire, on peut notamment voir P Diddy au téléphone seulement six jours avant son arrestation, déclarant : “Il nous faut quelqu’un qui accepte de se salir les mains avec nous et qui a déjà fait du ‘très sale’. On est en train de perdre.”

Pour Sean "Diddy" Combs, l’utilisation de ce type de séquences personnelles est non seulement “injuste” mais également “illégale”, car sorties de leur contexte et incluant même “des conversations avec ses avocats qui n’étaient jamais destinées à être rendues publiques”. Le communiqué précise qu’”aucun droit sur ce matériel n’a jamais été transféré à Netflix ou à un quelconque tiers”

La réalisatrice rejette catégoriquement les accusations

Face à ces graves allégations, Alexandria Stapleton, la réalisatrice du documentaire, a apporté une réponse cinglante. “Ces images sont venues à nous, nous les avons obtenues légalement et avons tous les droits nécessaires”, a-t-elle affirmé auprès de Variety. 

Elle souligne également une particularité du personnage : “Sean Combs se filme constamment, c’est une obsession qui dure depuis des décennies.” Elle précise par ailleurs que l’équipe de production a contacté à plusieurs reprises les avocats de Combs pour une interview et un droit de réponse, mais n’a jamais reçu de retour.

Netflix, de son côté, ne semble pas impressionné par les menaces légales. La plateforme maintient que toutes les procédures ont été respectées et que le documentaire a été réalisé dans le cadre légal approprié.

La vendetta personnelle de 50 Cent

Au-delà des questions juridiques, c’est le choix de 50 Cent comme producteur qui semble particulièrement piquer Sean "Diddy" Combs au vif. Dans son communiqué, le rappeur incarcéré juge “choquant que Netflix ait laissé carte blanche à Curtis Jackson, un rival de longue date qui entretient une vendetta personnelle et le traîne dans la boue depuis des années”

De son côté, 50 Cent assume pleinement sa démarche. Interrogé par Good Morning America le 1er décembre, le rappeur de 50 ans a expliqué sa motivation : “Si je ne disais rien, vous interpréteriez cela comme si le hip-hop était d’accord avec ses comportements. Il n’y a personne d’autre qui s’exprime.”

Pour rappel, Combs a été condamné le 3 octobre dernier à 50 mois de prisonsoit plus de quatre ans – assortis de cinq années de liberté surveillée et d’une amende de 500 000 dollars. Il a alors demandé l a grâce présidentielle à Donald Trump, qui n’a pas donné suite…

Par
Mélissa Tellaa