“Beaucoup de personnes sont malsaines” : l’ancienne Miss France Maëva Coucke victime de cyberharcèlement, elle dénonce !

Publié le 20 janvier 2025 à 14:22
ABACA
Face à la recrudescence des attaques en ligne contre les reines de beauté, Maëva Coucke, Miss France 2018, prend la parole dans l'émission "Dans les yeux d'Olivier" sur France 2. Elle y dénonce le cyberharcèlement et le cybersexisme dont elle est victime depuis son élection, un fléau qui touche de plus en plus les Miss France.

Maëva Coucke dénonce le cyberharcèlement et le cybersexisme dont elle est victime depuis son élection en 2018. Dans l’émission "Dans les yeux d’Olivier" diffusée ce mercredi 22 janvier sur France 2, elle alerte sur ce fléau qui touche particulièrement les reines de beauté et s’intensifie d’année en année.

Des attaques qui ravivent les blessures du passé pour Maëva Coucke

"On me balançait les critiques (manche à balai, squelette) auxquelles j’avais dû faire face au collège", confie Maëva Coucke à la Voix du Nord, évoquant les premières heures après son sacre. Un retour brutal vers des années difficiles où elle n’était pas à l’aise avec son corps. "Et là, ça ne venait plus d’enfants, mais d’adultes. J’ai eu l’impression d’un vrai retour en arrière", déplore-t-elle.

Un phénomène qui s’aggrave d’année en année envers les Miss et les femmes

L’ancienne Miss France observe avec inquiétude l’intensification du phénomène : "On pensait avoir atteint le sommet avec Ève Gilles, et on se rend compte que non avec Angélique, où se mêlent les propos racistes. On n’est pas préparées à ça." Elle dénonce également le cybersexisme dont elle est toujours victime : "En devenant une personnalité publique, on découvre que beaucoup de personnes sont malsaines", explique-t-elle, faisant référence aux nombreuses photos et vidéos déplacées qu’elle reçoit encore aujourd’hui.

Un combat nécessaire malgré les risques

Consciente des conséquences de sa prise de parole, Maëva Coucke reste déterminée : "Je sais qu’en prenant la parole, je vais me reprendre une vague derrière." Pour elle, la sensibilisation est cruciale : "Ce n’est pas un sujet à prendre à la légère, des victimes se suicident. Cela atteint, on ne peut pas le normaliser, l’accepter d’autant que ça s’aggrave." 

Face à ce fléau, la jeune femme a mis en place des garde-fous sur ses réseaux sociaux, notamment des filtres de mots-clés sur Instagram où elle est suivie par près de 400 000 abonnés. "Ma communauté qui me suit est bienveillante. Les insultes sont devenues rares", se réjouit-elle.

Par
Mélissa Tellaa