Affaire Gérard Miller : une troisième femme, mineure au moment des faits, porte plainte pour viol

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:56
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Le célèbre psychanalyste, qui a collaboré avec Laurent Ruquier et Michel Drucker, est visé par une troisième plainte pour viol. D’autres femmes seraient sorties du silence pour dénoncer des faits graves devant la justice.

Gérard Miller fait face à de nouvelles accusations. Alors que plus d’une quarantaine de témoignages ont déjà été recensés à l’encontre du célèbre psychanalyste, Médiapart a révélé ce lundi " qu’au moins quatre femmes ont témoigné auprès de la justice ces derniers jours pour dénoncer son comportement à leur égard" alors que deux autres femmes avaient déjà porté plainte pour viols ou agressions sexuelles.

Selon le Parisien/Aujourd’hui en France, une nouvelle plainte aurait été déposée contre X ce mardi soir à Paris. "Elle vise directement le thérapeute Gérard Miller pour des faits présumés qui se seraient déroulés entre novembre et décembre 2021", précisent nos confrères. Les faits concernés par cette plainte ne "sont pas prescrits", souligne Me Marie-Paule Pioli, l’avocate de la plaignante qui était mineure au moment des faits. La victime présumée, qui a aujourd’hui 39 ans et travaille comme psychanalyste, était âgée de 17 ans en 2001 et était en terminale L. Elle accuse Gérard Miller, qui avait 53 ans à l’époque, de lui avoir "imposé une fellation".

Le Parisien, qui a pu consulter cette troisième plainte connue contre Gérard Miller, rapporte que la plaignante, qui admirait le thérapeute, l’a contacté avec sa meilleure amie pour l’interroger dans le cadre d’un article pour leur journal du lycée. Un courrier adressé à Europe 1 où Gérard Miller officiait comme chroniqueur d’On va s’gêner, l’émission de Laurent Ruquier. Il l’aurait rappelée quelques jours plus tard pour lui donner rendez-vous dans son hôtel particulier parisien. Elle s’y serait rendue avec sa meilleure amie et un camarade. "Aucun comportement déplacé ni proposition d’hypnose" n’aurait eu lieu ce jour-là.

Un "état de sidération" évoqué par la plaignante 

Une seconde rencontre se serait déroulée peu après et Gérard Miller aurait proposé une séance d’hypnose. L’une des lycéennes ayant refusé de se prêter au jeu, il aurait fait machine arrière. Le psychanalyste, qui serait resté en contact avec la jeune femme, lui aurait envoyé plusieurs messages pour la revoir. Ils se seraient revus en novembre, lors d’un brunch auquel auraient été présents Laurent Ruquier et deux autres personnes.

Elle se serait ensuite rendue chez lui et il l’aurait embrassée soudainement. "Aude se souvient vaguement s’être retrouvée, allongée sur un lit, et son agresseur présumé au-dessus d’elle", écrit Le Parisien en précisant que Gérard Miller aurait contraint la jeune femme à une fellation. Dans sa plainte, elle affirmerait ainsi s’être sentie "incapable de bouger, son corps étant lourd comme dans un cauchemar". Elle décrirait ainsi un "état de sidération totale".

Gérard Miller, qui a déjà nié les précédentes accusations, n’a pour le moment pas réagi au dépôt de cette plainte. Il reste présumé innocent des faits dont il est accusé.

Par
Clara Kolodny