Affaire Gérard Miller : le psychanalyste a été placé en garde à vue pour viols et agressions sexuelles

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:30
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS / SCOOP
Le psychanalyste de 77 ans a été interpellé ce mardi 30 septembre à son domicile parisien et entendu par la brigade de protection des mineurs. 

Le célèbre psychanalyste et ancien chroniqueur de 77 ans a été interpellé ce mardi 30 septembre 2025 à son domicile parisien. Il est actuellement entendu par la brigade de protection des mineurs dans le cadre d’une enquête ouverte en février 2024, après des dizaines de témoignages accablants.

Une interpellation attendue après des mois de révélations

Gérard Miller, figure emblématique du paysage audiovisuel français et praticien reconnu, a été placé en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. L’interpellation a eu lieu à son domicile parisien.

Une enquête judiciaire avait été lancée en février 2024 par le parquet de Paris. Les investigations portent sur des faits "susceptibles d’être qualifiés de viols et d’agressions sexuelles, parfois sur victimes mineures". Le psychanalyste septuagénaire est entendu par les policiers de la brigade de protection des mineurs (BPM).

Selon les informations recueillies par Le Parisien, l’enquête concerne 27 femmes qui mettent en cause Gérard Miller, dont sept étaient mineures au moment des faits présumés. Les victimes présumées décrivent un mode opératoire récurrent : des gestes sexués non consentis qui auraient eu lieu lors de séances d’hypnose ou de relaxation, pratiquées tant dans son cabinet qu’à son domicile personnel, entre 1995 et 2005.

Une avalanche de témoignages bouleversants

L’affaire a éclaté au grand jour grâce à une enquête menée par le magazine Elle. Par la suite, Mediapart a recueilli les récits de dix femmes supplémentaires évoquant un schéma similaire. L’affaire a pris une dimension sans précédent lorsque 41 femmes se sont finalement manifestées pour témoigner.

Beaucoup d’entre elles étaient mineures lorsque les faits se seraient produits, ce qui explique l’implication de la brigade de protection des mineurs dans cette enquête sensible.

Le psychanalyste maintient fermement sa défense

Face à ces accusations qui se multiplient, Gérard Miller a toujours contesté avec vigueur les faits qui lui sont reprochés

Dès janvier 2024, lors des premières accusations publiques, le psychanalyste s’était défendu dans une lettre où il affirmait avoir "la conviction de n’avoir contraint personne". Il y assurait également être "certain de n’avoir commis aucune infraction". 

Gérard Miller reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé par un tribunal. 

Par
Mélissa Tellaa