« Dominique Farrugia m’en a voulu longtemps… » : Hélène de Fougerolles, sans filtre sur le film La cité de la peur, qu’elle trouvait « affligeant »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:34
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Si La Cité de la peur est aujourd’hui l’une des comédies les plus cultes du cinéma français, Hélène de Fougerolles n’a pas vraiment cru à son succès…

En 1994, le public découvrait en salles La Cité de la peur, la comédie loufoque signée par le trio des Nuls. Réalisé par Dominique Farrugia, avec Alain Chabat, Gérard Darmon et Chantal Lauby en têtes d’affiche. L’intrigue se déroulait lors du Festival de Cannes, alors qu’une attachée de presse tente désespérément de faire connaître Red is Dead, un navet d’horreur… lorsqu’un mystérieux tueur en série commence à assassiner les projectionnistes du film… Entre gags absurdes, répliques devenues cultes cette comédie est entrée dans l’histoire du cinéma français. Pourtant, tout le monde n’avait pas saisi, à l’époque, le potentiel comique du projet…

Hélène de Fougerolles :  "J’avais été affligée par le film" 

Hélène de Fougerolles, qui avait obtenu le rôle de Sandy, une jeune actrice apparaissant dans Red is Dead, garde un souvenir très particulier de la sortie : "Je peux le dire maintenant : j’avais été invitée à la projection, et j’avais été affligée par le film (rires) !" a confié la comédienne à Diverto. "Je suis allée voir Dominique Farrugia, que je connaissais un peu mieux, pour lui dire que c’était navrant, que c’était une catastrophe, que je ne voyais pas comment ce film pourrait marcher. Bon, j’avais 20 ans… Mais je pense qu’il m’en a voulu pendant très longtemps d’avoir dit ça (rires)." Se souvient-elle.

"Il ne faut jamais dire la vérité en sortant d’une projection"

Des propos spontanés qu’Hélène juge aujourd’hui un peu maladroits, mais qui lui ont permis de tirer deux enseignements précieux. "D’abord qu’il ne faut jamais dire la vérité en sortant d’une projection, toujours prendre des pincettes et dire que c’est formidable. Ensuite que l’on peut trouver un film affligeant, mais qu’il peut devenir un succès, encore 30 ans après. On ne détient pas la vérité et il vaut mieux ne pas la ramener. Quand on aime ou qu’on n’aime pas quelque chose, on ne sait jamais comment ça peut être perçu par le plus grand nombre." A-t-elle conclu.

Par
Sarah Ibri