Les Bois assassins (France 3) – Hélène de Fougerolles : « Ça m’a fait du bien de changer du registre de Sam »

Publié le 9 mars 2024 à 10:10
Caroline DUBOIS/FTV/MEDIAWAN
Changement de registre pour celle qui tient le rôle-titre de Sam, sur TF1. Elle incarne un officier de gendarmerie en souffrance dans ce thriller très noir. Entretien avec la comédienne.

Qui est Gaëlle Thomas, votre personnage ? 

Hélène de Fougerolles : C’est un officier de gendarmerie. Gaëlle a grandi dans cette région des Cévennes qu’elle connaît bien. Elle vit par ailleurs une situation familiale assez complexe. Suite à la découverte du cadavre d’un homme assassiné par balle, elle va être amenée à faire équipe avec le capitaine Malik Dahmani (Soufiane Guerrab), un officier de police venant de la région parisienne. 

Comment se passe la collaboration ? 

Leurs rapports sont assez tendus. Le capitaine est un peu arrogant et a un caractère renfrogné. Il vit cette mission comme une sanction qui serait consécutive à des embrouilles avec ses collègues parisiens. De son côté, Gaëlle attend son premier enfant, même si elle n’en rajoute pas sur son état, la jeune femme n’est guère disposée à supporter le caractère ombrageux de son partenaire. De plus, les deux enquêteurs ont des méthodes d’investigation différentes. Autant celles de Malik sont directes et brutales, autant Gaëlle, qui connaît les gens du coin, favorise l’écoute et le dialogue. 

Les soupçons se portent sur Maya, jouée par Raïka Hazanavicius (la fille de l’acteur Serge Hazanavicius), qui vit dans la forêt. Qui est-elle ? 

Une marginale, sauvage et farouche, qui a choisi de vivre seule au fond des bois. Elle se nourrit de baies, mais aussi grâce à des chapardages dans les maisons. 

Il semblerait que cette histoire s’inspire de faits réels… 

En effet, cette femme existe bel et bien dans les montagnes cévenoles. Elle a fait le choix depuis plusieurs années de vivre retirée de la société des hommes et de survivre de cueillettes et de rapines. Il plane une aura de mystère autour d’elle. Les habitants de la région sont partagés entre la crainte et la compassion. Je trouve que les auteurs ont eu une excellente idée de s’inspirer de son histoire. Je peux comprendre le choix de cette femme. Quant à moi, je me suis contentée de quitter Paris. (Rires) 

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce scénario ? 

Ne pas connaître les rebondissements. On ne savait pas où on allait. À chaque fois, j’étais étonnée de la tournure que prenait l’enquête. J’ai aussi aimé ce côté âpre des gens de la terre, ces taiseux, qui se côtoient mais ne se parlent pas. Pour moi, qui sortait du tournage de Sam, avec mon personnage très extraverti et solaire, la noirceur de ce téléfilm était le juste contrepoint. Ça m’a fait du bien de changer de registre. 

Justement, à propos de la série Sam, où en êtes-vous avec la huitième saison ? 

Elle est déjà écrite et prête à être tournée. Il semblerait que ce soit en cours de négociation avec la chaîne. Mais tous les signaux sont au vert. Les audiences sont excellentes, et nous avons tous envie de tourner la suite. J’adore Sam, un être attachant, libre et politiquement incorrect, et puis, avec Chantal Ladesou, Thierry Neuvic et Fred Testot, je me sens comme au sein d’une seconde famille. L’ambiance est excellente. Je reste optimiste. La réponse ne devrait pas tarder à tomber. On croise les doigts.  

Les Bois assassins, samedi 9 mars à 21h10 sur France 3

Par
Hacène Chouchaoui