« J’ai éclaté en sanglot » : Hélène de Fougerolles évoque le tournage de la saison 8 de Sam (TF1)

Publié le 28 avril 2025 à 9:22
SWEETPIXEL/GRANGIER/TF1
INTERVIEW. C’est enfin la rentrée pour la volcanique prof de français, qui va faire face à de nombreux défis. Son interprète se confie sur cette saison 8, qui résonne avec sa propre vie…

On avait quitté Sam en porte-à-faux avec son mari, Laurent (Thierry Neuvic). Comment aborde-t-elle cette saison ? 

Hélène de Fougerolles : Comme d’habitude… avec de bonnes résolutions, qu’elle a beaucoup de mal à tenir ! Elle a décidé de faire une croix sur sa sexualité, et d’arrêter de « déconner ». Mais ça ne dure pas : sa nature reprend toujours le dessus ! Elle est à côté de la plaque, et c’est aussi pour ça qu’on l’aime. Elle nous permet de mesurer les conséquences de nos propres égarements… et de déculpabiliser ! 

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Elle peine aussi à accepter les changements à l’école, avec tablettes et business plan au programme… 

C’est une prof à l’ancienne, qui a besoin du contact avec les gamins. Tout cela la dépasse un peu. Pour ma part, je trouve intéressant de donner des outils modernes aux élèves, pour une école plus ludique.

"j’espère que l’on aide à mieux appréhender la différence"

Sam voit débouler dans sa vie Jade (Bonnie Chagneau-Ravoire), sa jeune cousine orpheline, qui est autiste Asperger. Quelle est sa réaction ?

Elle est déstabilisée, car elle ne comprend pas le fonctionnement de cette ado. Mais elle le dit elle-même : quand les choses sont trop simples, ça ne l’intéresse plus. Elle va alors se donner pour mission d’obtenir la garde de Jade.

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Shana, votre fille de 22 ans, est aussi neuro-atypique. Qu’avez-vous ressenti en prenant connaissance de cette intrigue ?

J’ai éclaté en sanglots ! (Elle sourit) Quand la productrice m’en a parlé, je lui ai dit : « Pourquoi vous me faites ça ? Ça va être très compliqué pour moi ! » Mais en lisant le scénario, j’ai été rassurée. Jade est une autiste Asperger, une forme différente de celle de ma fille. Et puis, Sam est très éloignée de moi. Comme ses émotions ne sont pas les miennes, tout s’est bien passé.

D’ Astrid et Raphaëlle à Un p’tit truc en plus, les personnes neuro-atypiques sont de plus en plus visibles dans les fictions. Qu’en pensez-vous ?

À travers ces personnages hauts en couleur, qui apportent plein de joie − comme le fait ma fille −, j’espère que l’on aide à mieux appréhender la différence. Marie Dal Zotto, la comédienne atteinte de trisomie, avec qui j’ai tourné Mention particulière (sur TF1, en 2017, ndlr) me confiait qu’avant ce téléfilm, beaucoup de personnes l’évitaient. Mais après l’avoir vu, leur attitude a changé. Je trouve ça formidable… 

Entre deux cours, Sam côtoie un agneau, des chevaux, des poules… Le paradis, pour vous ?

Totalement ! Pendant le tournage, je ne pouvais pas m’arrêter de caresser ce petit agneau. C’est amusant, parce que dans un épisode, Sam dit ne pas être très à l’aise avec les bêtes, alors que si je n’étais pas comédienne, je choisirais un métier en lien avec les animaux. Je suis comme une dingue avec eux ! Sam, c’est vraiment un rôle de composition… (Rires)

"À 52 ans, je commence à apprécier mes rides"

Vous venez de terminer le tournage de la série Apparences, pour France 2. Que pouvez-vous nous en dire ?

Je joue une journaliste, aux côtés de Léonie Simaga et Léa Léviant. J’ai adoré cette sororité d’actrices autour du thème de la chirurgie esthétique et des modèles de beauté imposés. Ce rôle m’a fait réfléchir à mon rapport au vieillissement. À 52 ans, je commence à apprécier mes rides, même si j’ai déjà fait quelques retouches mineures. Il y a une vraie beauté à porter les marques que la vie laisse sur nous…  

Sam, lundi 28 avril à 21h10 sur TF1

Par
Katia de la Ballina