Qu’est-ce qui vous a motivées pour faire ce téléfilm ?
Claire Borotra : Avec Claire, on est amies. On se voit régulièrement, donc on s’est dit que ce serait trop bien de tourner ensemble au Pays basque. Et je trouve que ces histoires de fratrie ne sont pas traitées si souvent que ça. Les disputes, les réconciliations, c’est intéressant, universel, avec une part d’humanité importante.
Claire Keim : Déjà, il y avait Clairette ! On se connaît depuis longtemps, mais on n’avait encore jamais eu l’occasion de travailler ensemble. J’habite au Pays basque et elle y a des attaches. Avec Claire, il y a ce côté "famille", une envie d’être ensemble. Et j’aime ces personnages qui ne se dévoilent pas complètement.
Présentez-nous vos personnages…
Claire B. : Louise est une femme qui a plus peur que Céline. Elles sont toutes les deux blessées, mais Louise est peut-être plus fragile, plus effacée. Elles expriment leurs blessures de manière opposée. C’est un personnage doux, empathique et altruiste.
Claire K. : Céline est quelqu’un qui a été écorché, qui n’a pas su pardonner et aller de l’avant à un moment où il s’est passé quelque chose dans sa famille. Elle a beaucoup de colère, de rancoeur et de secrets.
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Dans la vie, vous êtes plutôt Céline ou Louise ?
Claire B. : J’ai l’impression d’être un mélange des deux. J’ai pris des risques dans ma vie, mais je suis restée très attachée à ma famille.
Claire K. : Je me vois plus comme Louise, quelqu’un qui veut régler les problèmes, qui se démène et qui, parfois, se bat contre des moulins à vent. Je veux que tout le monde s’entende. Je rêverais, parfois, d’en avoir rien à foutre, comme Céline !
Le lieu où se déroule l’histoire donne une atmosphère particulière à l’écran. Comment l’avez-vous ressentie sur place ?
Claire B. : Je dois avouer qu’il y a quelque chose de mystique. La montagne est la troisième héroïne du téléfilm. On voit vite émerger les croyances. C’est très inspirant, ça m’a même donné envie de m’y plonger davantage.
Claire K. : Au Pays basque, il y a énormément de légendes associées à la montagne. Souvent, dans les mythologies, les personnages sacrés tombent du ciel. Dans la mythologie basque, les plus puissants sortent de terre. Pour moi, c’est révélateur du côté "terrien" des gens d’ici, qui n’ont pas la tête dans les étoiles.
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Les fictions de France 3 réalisent souvent de belles audiences. Comment expliquez-vous ce succès ?
Claire B. : Je pense que ça parle aux gens. Le téléspectateur pourrait être un protagoniste de l’histoire. C’est vrai que les séries étrangères sont hyper bien faites, mais elles nous ressemblent moins. Là, on est dans un village français, avec des comédiens que l’on connaît et des scénarios bien écrits, qui parlent à tout le monde.
Claire K. : Les téléspectateurs sont hyper friands des enquêtes, et c’est l’occasion de voir nos magnifiques régions. Ce sont des fictions à hauteur d’être humain, qui parlent de personnages que l’on connaît tous. Ce sont des gens normaux, qui font des erreurs. Il n’y a rien de plus touchant, dans la vie, que l’imperfection humaine.
Maman a disparu est rediffusé ce mercredi 14 mai à 21h10 sur France 3.