Cécile Bois : « Le prochain téléfilm de Candice Renoir est en cours d’écriture »

Publié le 15 avril 2023 à 12:34
Pascal Chantier - FTV - GMT Prod
L’interprète de Candice Renoir (France 2) fait équipe avec Charlie Dupont pour élucider une série de meurtres dans le milieu de la gastronomie. Entretien...

Qui est Laure Grenadier, votre personnage ? 

Cécile Bois : C’est une femme qui a hérité de la passion de son père, un grand chef lyonnais. Elle est très douée, et même en passe d’être étoilée. Mais un drame est venu assombrir cette consécration : son père, déchu d’une étoile, s’est suicidé au moment où elle allait recevoir la sienne. On peut supposer qu’elle en a ressenti une culpabilité, au point de lâcher les fourneaux pour se consacrer à la critique culinaire. Elle est séparée du capitaine Garnier (Charlie Dupont), le père de sa fille, Amandine (Victoria Eber).

Dans quelles circonstances sont-ils amenés à faire équipe ? 

Une série de meurtres a frappé le monde de la restauration. Parmi les victimes, il y a Jérôme Grenadier (Bernard Le Coq), un chef réputé, oncle de Laure. Nicolas Garnier va demander à son ex-compagne de lui servir d’indic. Cela ne va pas se faire sans quelques frictions. 

Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ? 

Il m’a été proposé par Julien Dewolf, un producteur que j’aime beaucoup, et pour lequel j’avais tourné le téléfilm Tu vivras ma fille (diffusé sur TF1, en septembre 2018, ndlr). J’avais gardé un bon souvenir de notre collaboration. Dans un premier temps, j’étais un peu réservée, car il s’agissait encore d’une histoire de flic. Les scénaristes ont alors mis un peu de comédie, là où, au départ, il n’y en avait pas. Et puis, c’était un défi de faire un téléfilm policier en jouant une enquêtrice qui n’est pas flic. 

Comment s’est passée votre collaboration avec Charlie Dupont ? 

Je l’avais trouvé formidable dans La Faute à Rousseau (série diffusée sur France 2, en 2021). Il m’était apparu enthousiaste, solaire, vif, intelligent. Je me suis dit qu’il serait intéressant de confronter nos deux univers. 

Êtes-vous une passionnée de gastronomie ? 

Pas plus que ça. Je suis une bonne mangeuse, j’aime ce qui est créatif. J’apprécie de faire la cuisine, mais pas la gastronomie, je ne suis pas assez douée pour ça. Je suis plus dans le partage et la convivialité autour d’une bonne bouffe. 

Qu’en est-il de l’avenir de Candice Renoir ? 

Le prochain téléfilm est en cours d’écriture. Il pourrait être réalisé par Raphaël Lenglet (l’interprète du commissaire Antoine Dumas). On planche même, déjà, sur le thème d’un troisième unitaire. 

Le 7 février, Solen Roy-Pagenault, créatrice et showrunneuse de Candice Renoir, nous a quittés, emportée par la maladie. Que représentait-elle pour vous ? 

Elle a participé à l’écriture du prochain téléfilm Candice Renoir. Elle avait même signé le dernier épisode de la série, lors de la saison 10. J’ai perdu une amie, avant de perdre une scénariste. C’était une âme vivante, combative, authentique, sans compromis. Quelqu’un avec qui je pouvais passer des après-midi entiers sans jamais être à cours de sujets. Nous la faisons vivre à travers son oeuvre. C’est la raison pour laquelle je tiens absolument à tourner cet unitaire. 

Avez-vous d’autres projets ? 

Non, je vais souffler un peu. Je vais m’occuper de moi et de ma famille, me consacrer à des loisirs créatifs, comme la restauration de vieux meubles ou la peinture. 

Le goût du crime, samedi 15 avril à 2&h10 sur France 2

INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI 

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