Il y a des tournages qui marquent profondément un acteur, et pas toujours pour de bonnes raisons. C’est le cas pour Cécile Bois, comme elle vient de le confier dans une interview accordée au Buzz Tv du Figaro Live. "J’ai été victime d’un réalisateur. C’était très insidieux. Juste avant de tourner, il venait se frotter contre moi derrière, il venait me parler à l’oreille d’une façon libidineuse. À la cantine, il me proposait de le rejoindre dans son studio avant le tournage… Ce n’était pas caché. C’était tellement énorme que je n’ai pas réagi", a-t-elle expliqué en taisant le nom de la personne en question.
"Je crois que j’ai ri en rentrant chez moi en me disant : “il ne doute de rien le mec”. Je me souviens d’en avoir parlé le lendemain aux assistants dont une fille et elle m’a dit : “Oh tu sais, il est comme ça, ça fait partie de son charme !” On était très loin du mouvement Me Too et il y avait une espèce de normalité. Il a été défendu par tout le monde", a poursuivi la comédienne en précisant que ce comportement déplacé était pour elle "anecdotique", au point même qu’elle n’a même pas envisagé de porter plainte contre ce réalisateur.
Cécile Bois a profité de cet entretien pour livrer le fond de sa pensée sur ce mouvement #MeToo qui a permis une libération de la parole des femmes mais qui a aussi, pour elle, un revers de la médaille dérangeant. "Les hommes n’osent plus approcher les femmes", a-t-elle regretté en prenant l’exemple d’un incident survenu récemment à un de ses amis "tactile, plein de vie et qui fait des blagues salaces comme elle". "Une jeune fille a été choquée, pendant une répétition de théâtre, de la façon dont il l’a prise. Elle est allée le dénoncer et ce garçon s’est fait virer. Je me dis qu’à un moment, il va falloir trouver le bon équilibre. Quand on est en répétitions, on ne fait pas attention à sa gestuelle. C’était un personnage costaud qui devait porter cette jeune femme sur son dos".
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