Cette enquête corse débute sur un coup de théâtre. Candice Renoir et Antoine Dumas se retrouvent en garde à vue pour meurtre… On pouvait rêver mieux pour un voyage en amoureux…
Cécile Bois : Ils découvrent, dans le coffre de leur voiture, le cadavre d’une figure locale avec laquelle Antoine Dumas a eu une altercation, la veille. Tout les désigne comme coupables. Ils se retrouvent donc à fuir les gendarmes et la famille de la victime. Fugitifs, ils n’hésitent pas à user de subterfuges cocasses, comme se travestir en bonnes soeurs ou en vamp, pour Antoine.
Il y a un parfum très vintage dans cette comédie. Est-ce un parti pris de la production ?
Pour marquer ce bond vers l’unitaire de 90 minutes, on a choisi de faire une franche comédie, une manière d’échapper à cette actualité pesante et d’apporter au public un peu de joie et de rêve. Le mot d’ordre était : soyons fous et romanesques. Quelles meilleures références alors que ces comédies des années 70-80, symboles d’une époque fraîche et insouciante. On pense à la série du Gendarme à Saint-Tropez ou aux Fugitifs, de Francis Veber.
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Selon vous, qu’est-ce qui rend ce couple si attachant ?
Ils ont toujours un décalage. Ils n’arrivent jamais à être ensemble au même moment, dans la même volonté. Ce sont deux caractères différents, ils ont aussi deux parcours distincts et des attentes de la vie qui ne sont pas semblables. Malgré tous ces hiatus, ils s’aiment. Ils doivent composer pour s’harmoniser. De temps en temps, ils y arrivent.
Est-ce la raison pour laquelle les deux tourtereaux refusent le mariage, inventant la notion de « voyage de non-noces » ?
On aurait pu écrire une histoire convenue, avec un mariage suivi d’un voyage de noces. Mais on s’est dit que ça n’allait pas avec le personnage de Candice Renoir… Et comme nous n’avions jamais parlé de Brassens, natif de Sète, on a pensé lui rendre hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance par un joli clin d’oeil à son titre, La Non Demande en mariage.
Quel avenir, désormais, pour Candice Renoir ?
On va continuer sur les unitaires, au rythme de trois par an, et davantage si l’occasion se présente, mais cela nécessite un gros travail d’écriture. On devrait commencer le tournage du prochain sur le thème d’Halloween, à la fin de l’hiver.
Qu’en est-il du projet de crossover avec Alex Hugo ?
Pour l’heure, ce n’est pas d’actualité. Avec Samuel Le Bihan, on a des difficultés pour harmoniser nos agendas. Et puis, c’est compliqué de réunir deux équipes de séries différentes. Mais le projet n’a pas été abandonné. Il est juste en stand-by.
Avez-vous d’autres téléfilms en prévision ?
J’ai tourné Le Goût du crime, un unitaire pour France 3, avec Charlie Dupont. Je participe aussi à une coproduction internationale pour France 2, adaptée d’un manga très populaire, Les Gouttes de Dieu, autour de l’oenologie, avec Fleur Geffrier, Stanley Weber et une grande star japonaise, Yamashita Tomohisa, un ancien membre d’un boy’s band, dans le rôle principal.
Candice Renoir : vendredi 30 décembre à 21h10 sur France 2
INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI