On retrouve Candice dans de nouvelles fonctions. Que s’est-il passé ?
Cécile Bois : Elle ne fait plus partie de la brigade de sûreté urbaine, car elle a été mutée à la brigade financière, où elle s’ennuie terriblement. La policière vit cela comme une punition. Elle va donc mener cette nouvelle enquête en parallèle de ses collègues, au grand dam de Valentine Atger (Yeelem Jappain), qui lui a succédé à la tête du groupe et qui n’aime pas la voir piétiner ses plates-bandes.
Ce téléfilm est plus sombre que le précédent, puisqu’il y est question de rapt d’enfant. Un sujet grave…
L’enquête précédente, que nous avions tournée en Corse, était délibérément haute en couleur. On jouait avec les codes de la comédie d’aventure des années 70-80. Dans celui-ci, qui se déroule pendant les fêtes d’Halloween, on utilise ceux du film d’épouvante. Ce scénario a d’ailleurs été spécialement écrit pour Raphaël Lenglet, à qui l’on avait confié la réalisation. C’est un grand fan du genre.
C’est la douzième fois que Raphaël Lenglet, qui incarne également le capitaine Antoine Dumas, réalise une enquête de Candice Renoir. Qu’est-ce qui change quand on est dirigé par son partenaire de jeu ?
J’ai quand même eu le temps de me familiariser avec ses méthodes de travail. En revanche, lorsqu’il réalise, Raphaël est moins disponible pour la déconne, moins complice que lorsque nous sommes juste partenaires. Il passe beaucoup de temps avec la cheffe-opératrice, avec qui il effectue les réglages de lumière. Raphaël est très impliqué, très concentré sur son film. En revanche, l’avantage d’être dirigé par lui est qu’il me connaît par coeur et je sais ce qu’il aime. Il n’a pas besoin de me répéter les choses pour que j’aille là où il le souhaite, et ça ne l’empêche pas non plus d’écouter mes propositions, mes idées. Raphaël, sur un plateau, fait preuve de beaucoup d’écoute et d’humilité. Du coup, le tournage gagne en rapidité.
Y aura-t-il un troisième téléfilm de la collection Candice Renoir ?
Oui, bien sûr, il est actuellement en écriture et devrait se tourner soit à la fin de l’hiver, soit au début de l’été. Je ne peux pas vous en révéler la thématique, mais juste dire que ce sera un nouveau départ pour Candice.
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Au fond, France Télévisions répond au souhait du public, qui ne veut pas voir disparaître Candice Renoir. Qu’est-ce qui, selon vous, fait le succès de votre personnage ?
Candice est très fédératrice. Le public est en majorité féminin et multigénérationnel. Il y a des filles qui l’ont fait découvrir à leur mère, des mères à leur grand-mère et vice et versa.
Le fait de mépriser les injonctions faites aux femmes, d’assumer ses rondeurs, son âge, ses envies, n’est-ce pas aussi cela qui lui donne ce côté subversif et si attachant ?
Je suis comme Candice Renoir, je ne me plie à aucun diktat, parce que c’est comme la mode, ça change tout le temps. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. Il n’y a, chez moi, rien de calculé, d’apprêté. Je me contente de paraître à l’écran telle que je suis dans la vie.
Candice Renoir, mercredi 1er novembre à 21h10 sur France 2