À l’épreuve (France 2) – Frankie Wallach : « J’ai accompagné des éboueurs pendant trois jours »

Publié le 25 septembre 2024 à 9:11
© Nathalie Guyon/FTV
INTERVIEW. La comédienne incarne une fille-mère qui décide de travailler comme éboueuse, au grand désespoir de ses parents.

Qui est Ambre, votre personnage ?

Frankie Wallach : Une jeune fille de son époque, entière, qui dit ce qu’elle pense. Mère célibataire d’un petit garçon, elle va se retrouver en conflit avec ses parents, après avoir décidé de renoncer à ses études de droit et de travailler comme éboueuse, afin de subvenir à ses besoins et à ceux de son fils. Elle a une volonté farouche de s’en sortir par elle-même. 

Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce téléfilm ? 

Sa dimension sociale. Il aborde deux sujets en parallèle : le quotidien précaire d’une jeune mère, et celui des employés de la Fonctionnelle, la brigade d’élite en charge de la propreté de Paris, qu’elle a intégrée. Ce service intervient sur les marchés, les accidents de la route, les manifestations… On en avait beaucoup parlé au moment des attentats du 13 novembre 2015, puis on les a oubliés. Ce film est l’occasion de leur rendre hommage. 

Votre personnage ressemble beaucoup à celui d’Aïcha, agent de la Fonctionnelle, qui avait témoigné dans le documentaire de Mireille Dumas, Des ordures et des hommes (diffusé sur France 2, le 11 février 2020)… 

Aïcha a inspiré le rôle. J’ai eu le plaisir de la rencontrer. Elle a raconté sa vie à Fanny Chesnel et à Noémie de Lapparent, les deux auteures. Aïcha est extraordinaire. C’est une personne coquette, très féminine et, en même temps, dévouée à son travail d’éboueuse. Elle semblait animée par une rage de vivre. Son récit, très poignant, était entrecoupé de rires et de larmes. 

Comment vous êtes-vous préparée à ce rôle ? 

J’ai accompagné les éboueurs pendant trois jours, visionné le documentaire de Mireille Dumas, et beaucoup échangé avec Aïcha. 

Comment s’est passée votre collaboration avec Clémentine Célarié et Bernard Campan ? 

Clémentine Célarié incarne ma cheffe de service, qui me soutient dans ce milieu très masculin, tout en me mettant à l’épreuve. Elle ne fait montre d’aucune complaisance à mon égard. Clémentine est une comédienne formidable, bienveillante, tout comme Bernard Campan. J’ai découvert un homme vulnérable et d’une rare délicatesse, alors qu’il jouait un petit chef odieux. 

Le grand public vous connaît à travers la série de pubs pour EDF, dans lesquelles vous incarnez une adolescente rigolote. N’est-ce pas un peu frustrant ? 

Pas du tout. C’est en regardant ces spots que Michel Gondry a eu l’idée de me confier le rôle de l’assistante de Pierre Niney dans Le Livre des solutions, en 2023. J’ai aussi réalisé un long-métrage, Trop d’amour, consacré à ma grand-mère, en 2020. 

Votre carrière semble désormais bien amorcée. Avez-vous des projets en cours ? 

Je suis actuellement en phase d’écriture et de développement de deux longs-métrages, un drame et une comédie dramatique. J’ai aussi joué dans Burn(es) Out, une série de Noémie Saglio pour Netflix, avec Manu Payet et Guillaume Labbé, qui sortira à la fin de l’année. 

Frankie n’est pas un prénom courant pour une jeune fille. Qui a eu l’idée de vous appeler ainsi

Mes parents m’ont donné ce prénom en hommage au top model des années 90 Frankie Rayder, dont ils étaient fans. (Rires) 

À l’épreuve, mercredi 25 septembre à 21h10 sur France 2

Par
Hacène Chouchaoui