Dès le début de sa carrière, Joyce Jonathan a mis un pied dans le marché du disque asiatique. En effet, la chanteuse enregistrait des versions de ses chansons françaises en mandarin, une langue qu’elle avait "étudié à l’école", comme elle l’a expliqué sur Europe 1 en 2021. Une idée que lui avait proposé sa maison de disques Warner à l’époque, à la fin des années 2000. Régulièrement présente en Chine pour donner des concerts ou chanter dans des émissions de télévision, l’artiste a passé la vitesse supérieure cette année en participant au plus grand télé-crochet de Chine, appelé Ride the Wind ou Cheng Feng, qui est suivi chaque année par des dizaines de millions de fidèles téléspectateurs pendant plusieurs mois sur la chaîne Mango TV.
"Un concept singulier"
Dans la ville de Changsha, Joyce Jonathan a remporté la grande finale ce jeudi 27 juin 2024 dans la soirée, alors qu’elle étai la seule française à participer au programme au départ, parmi les 36 candidates. Pendant les répétitions, avant le tournage du dernier prime, elle a accordé une interview au journal Le Parisien : "C’est une Star Academy chinoise. C’est une téléréalité, avec des cours, des répétitions, des épisodes et des shows en direct, avec un concept singulier et intéressant. Nous ne sommes que des femmes de plus de 30 ans, qui ont déjà un parcours professionnel. Je suis en lice avec d’autres chanteuses, des comédiennes et des animatrices télé célèbres. (…) Je suis maman d’une petite fille de 3 ans et demi. Ce n’était pas évident de partir quatre mois. Mais c’était une formidable opportunité pour moi".
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"Des mises en scène grandioses"
La seule solution pour voir sa fille ? Les allers-retours ! Un mode de vie éreintant qui s’ajoute à la charge de travail colossale imposée par l’émission. "Le rythme, c’est douze jours en Chine, une semaine en France. douze jours en Chine… C’est extrêmement intense et éprouvant. On travaille 22 heures sur 24, on dort deux heures par nuit. J’ai pleuré plus d’une fois d’épuisement, j’ai été malade juste avant une performance. Je voyais blanc. Je vomissais…". Mais cela en valait la peine : "Pendant quatre mois, nous avons vécu dans de jolies villas, en équipes de deux, trois ou quatre, avec des cours de chant et de danse tous les jours pour préparer nos performances, qui ont lieu sur une scène immense, la plus grande que je connaisse, avec des décors et des mises en scène grandioses, des maisons reconstituées, un train… C’est un concours à la fois individuel et collectif, on fait les prestations par équipes de deux, trois ou quatre. L’ambiance avec les autres candidates est excellente. Je ne me suis jamais sentie étrangère, alors que je ne connaissais qu’une fille en arrivant", raconte Joyce Jonathan qui n’a chanté qu’une seule chanson en français tout au long de l’aventure, Aux Champs-Élysées de Joe Dassin.
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Joyce Jonathan et la Chine : une histoire dès l’enfance
"Cela fait 15 ans que j’y vais, que j’y ai une manageuse, que ie sème des petites graines en sortant tous mes disques, en faisant des concerts tous les ans. J’ai chanté il y a quatre ans à la télé pour le Nouvel An chinois. Je suis passionnée par ce pays depuis toute petite, ma mère a créé une agence de tourisme pionnière dans les échanges entre Chinois et Français, au début des années 1990. Elle a même vécu à Pékin. C’est une langue que j’entends depuis toujours. Il y avait toujours des amis chinois à la maison", confie l’interprète de Je ne sais pas, qui se lance déjà dans une tournée en France avant de repartir en Chine pour d’autres concerts.