En février 2000, la sphère médiatique s’emballait au moment de l’abandon à la dernière minute de Marie-José Pérec aux Jeux Olympiques de Sydney, la dernière compétition de sa carrière. Celle qui a ressenti trop de pression a ensuite traversé un long désert qu’elle raconte aujourd’hui dans son autobiographie Ma vie olympique, à paraître le 7 mai prochain.
Marie-José Pérec : "Je n’avais pas envie de me laver ni de manger"
Sur le plateau de C à Vous sur France 5, celle qui a allumé la vasque olympique l’été dernier à Paris avec Teddy Riner a accepté de revenir sur cette période sombre : "Ça a été vraiment très dur. C’était une descente aux enfers. Je suis restée des mois sans sortir de chez moi. Je n’avais pas envie de me laver, de manger, j’avais envie de voir personne. Et je me suis rendue compte que, finalement, j’étais pas si forte que cela. (…) C’est tellement dur de s’expliquer quand on est lynché, c’est tellement dur de relever la tête… Mais je le fais et puis je disparais pendant des mois et des mois. C’est un moment qui est très, très douloureux dans ma vie. J’ai mis beaucoup de temps à me détacher de cela".
C à Vous : pourquoi Marie-José Pérec a refusé de suivre une thérapie
Marie-José Pérec a alors été confrontée au sujet de la santé mentale : "Ma mamie me dit : ‘je t’ai vue à la télé, ça va pas, faut vraiment aller voir quelqu’un’. Je suis très surprise qu’elle me sorte ça. Et je crois que c’est la seule fois où je n’ai pas écouté ma mamie parce que je pensais que j’étais très forte". Celle qui a été à deux reprises championne du monde explique qu’à l’époque, les sportifs avaient une réputation à tenir absolument : "Il fallait montrer qu’on était fort, il fallait rester debout. Et donc, j’ai tenu à faire en sorte que j’aille mieux toute seule". Fort heureusement, Marie-José Pérec s’est vue proposer des voyages humanitaires, ce qu’elle a accepté de faire "six ou sept" fois : "Au fur et à mesure, lorsque je revenais chez moi, je me sentais beaucoup mieux. Lorsqu’on s’occupe des autres, qu’on fait des choses pour les autres, ça nous fait du bien. Et c’est comme ça que je me suis sortie de cela".