Mathieu Kassovitz révèle avoir été victime d’agressions sexuelles : « J’ai pris des mains… » (VIDEO)

Publié le 5 mars 2024 à 5:56
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Invité lundi des Grandes Gueules de RMC, le comédien et réalisateur Mathieu Kassovitz s’est confié sur les conseils qu’il donnait à ses filles pour se protéger des prédateurs. L’occasion pour lui d’évoquer ce que lui-même a vécu dans sa jeunesse.

La parole continue à se libérer dans le monde de cinéma. Alors que de nombreuses actrices, telles que Judith Godrèche et Mélanie Page sont sorties du silence pour dénoncer les agressions sexuelles ou viols qu’elles ont subis, leurs homologues masculins commencent aussi à parler grâce au #MeTooGarçons lancé par Aurélien Wiik.

Après  Francis Renaud qui a publiquement mis en cause le réalisateur André Techiné – des faits que le cinéaste nie, c’est Mathieu Kassovitz qui a pris la parole lundi dans Les Grandes Gueules de RMC. "Tu te fais mettre une main au cul, la meuf te met une claque dans la gueule. Si tu bouges une oreille, il y a un mec à côté qui te protège. Mais d’abord, la femme ne doit pas se retourner en disant : « Qui me protège ? ». Moi, c’est ce que j’apprends à mes filles : on te met une main au cul, personne n’a le droit. Tu vas peut-être te prendre une main dans la gueule, te faire insulter, mais tape ma fille, tape, tu calculeras après", a-t-il d’abord lancé en expliquant comment il préparait ses filles l’actrice Carmen Kassovitz et Ava (il a aussi un garçon Max) à affronter les dangers sui les entourent.

Mathieu Kassovitz victime de "mains au cul" dans sa carrière

"Moi je me suis fait mettre des mains au cul (…) Vous ne croyez pas qu’un mec aussi mignon que moi ne s’est pas fait mettre des mains au cul pendant toute ma jeunesse ? J’ai mis des tartes dans la gueule, j’ai discuté", a-t-il ajouté en rappelant qu’il avait démarré dans le cinéma à l’âge de 17 ans. Interrogé par les chroniqueurs de l’émission, il a confirmé que ses agresseurs sont des "personnes très connues qui exercent encore". Mais il a refusé de dire leurs noms pour prévenir d’autres potentielles victimes. "Ces autres personnes n’ont qu’à faire ce que moi j’ai fait : j’ai dit non, il n’a pas recommencé. Il a vu… Ça fait partie du jeu, on fait la même chose avec les filles. Des fois tu fais une blague un peu plus poussée, elle te dit non une fois, ça s’appelle une leçon", a-t-il poursuivi en expliquant avoir appris comment se comporter avec les femmes lorsque certaines lui ont parfois dit non.

"Je pense que la violence, plutôt le contrôle de la violence sert. Pas la défense mais être capable d’attaquer aussi", a-t-il conclu en appelant les clubs de boxe à accepter gratuitement les femmes pour qu’elles gagnent la même assurance que lui quand il s’est mis à ce sport. "Je vois bien quand tu dis un truc à une meuf qu’elle se retourne et qu’elle te regarde dans les yeux, tu te dis : « Oh merde ! ». Si elle a cette assurance-là… Moi je trainais avec des filles à l’époque, il fallait t’expliquer là, pas dans trente ans".

Par
Clara Kolodny