France 2 diffusait ce mardi 16 décembre le documentaire Le Temps des femmes, qui réunit de nombreuses personnalités telles que Léna Situations, Florence Foresti, Virginie Efira ou encore l’actrice Agnès Jaoui.
Agnès Jaoui revient sur la formation de sa poitrine et les conséquences
Toutes ont évoqué la place des femmes dans la société depuis les années 1960, abordant notamment leur relation avec les garçons et leur expérience à l’école. En tout début de documentaire, Agnès Jaoui a confié avoir remarqué un changement dans le regard des autres à son égard lorsqu’elle avait une dizaine d’années et que sa poitrine commençait à se développer. "Je suis sortie de l’enfance malgré moi… Mes seins ont commencé à pousser alors que je n’avais pas encore 10 ans et ma tête n’était pas tout à fait prête. Tout d’un coup, j’ai senti des regards animaux sur moi, dans la rue comme de la part des amis de mon père. Je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait. Malgré nous, ses seins nous font apparaître au monde comme des proies et surtout au monde sexué, au monde des hommes et ça change tout. (…) Moi je n’ai jamais été autant courtisée, harcelée, pelotée et abusée qu’entre mes 9 et 13 ans", a-t-elle dit. Elle a aussi révélé que tout avait changé avec le passage du mouvement Me Too. "On est si nombreuses et nombreux à avoir subi des viols, des attouchements ou des agressions dans notre enfance et pas que dans l’enfance. Le monde semble le découvrir", a-t-elle confié expliquant qu’elle pouvait être ajoutée "à la longue liste des femmes et parfois des hommes qui ont vécu cela." "Ça prend du temps de comprendre ce qu’il nous est arrivé et on a peur d’être rejeté, de ne pas être soutenu, de déranger, d’être la cause du problème."
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Virginie Efira revient sur un jeu particulièrement sexiste
La comédienne Virginie Efira a également été confrontée au sexisme dès son plus jeune âge, dans la cour de récréation. "Je me souviens d’un jeu quand j’y repense on jouait à bisous / baffes. C’est-à-dire que les garçons te couraient derrière, ils t’attrapaient, ils te disaient bisous / baffes et en général comme tu ne voulais pas t’en prendre une, tu disais bisous et c’était tout à fait logique" a-t-elle raconté dans le documentaire de France 2.