LA NORMALITÉ ?
Aujourd’hui, dans la rue, on voit partout des affiches publicitaires qui mettent des femmes à moitié nues dans des poses suggestives et lascives. « Comment les femmes peuvent-elles être respectées si elles sont constamment représentées comme de la chair à disposition ? », s’interroge Agnès Jaoui, en commentaire. « Un professeur m’avait demandé quel métier je voulais faire, se souvient, de son côté, Virginie Efira. Je lui avais dit “actrice”, et il avait répondu : “Ah, OK, prostituée…” Et le pire, c’est que j’ai rigolé ! Comme si cela était normal… »
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À L’ÉCOLE
La mise à l’écart des filles commence très tôt. Notamment dans les cours d’école, où les garçons monopolisent une grande partie de l’espace récréatif pour jouer… au foot ! « C’est vrai que je me souviens avoir joué des coudes pour y exister, explique l’humoriste Florence Foresti. Mais ma technique était simple : l’infiltration. Je jouais aux jeux des garçons. Je me rappelle même avoir fait partie, à l’école primaire, de l’équipe de rugby… »
LA PILULE
« À 21 ans, je suis partie pour l’Angleterre et je ne voulais pas y aller sans ma pilule, se souvient Marie-Odile, adolescente dans les années 70. Je suis donc allée voir un médecin, seule, puisqu’ils avaient le droit de délivrer une ordonnance pour la pilule, sans prévenir les parents. Ce que je ne savais pas, c’est que mes parents ont reçu, de la Sécurité sociale, la facture de la pharmacie. À mon retour à Roubaix, pour Noël, ma mère avait le visage fermé et m’a dit que j’avais trahi sa confiance… »
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LE NOM DU MARI
« Avant de m’engager avec le père de mes enfants, les choses étaient claires, se rappelle Frédérique Cintrat, entrepreneuse. On ira ensemble aux réunions de parents d’élèves et, pour la cuisine, c’est chacun son tour. Je l’avais même écrit sur un papier, comme un contrat de vie. Ce n’est pas très romantique, mais cela nous a permis d’avancer un bout de temps ensemble. Le fait de se marier et de changer de nom me semblait également surréaliste. Et j’avais demandé à celui qui est désormais mon ex-mari : “qu’est-ce que cela te ferait de porter mon nom ?” Il m’avait répondu : “Cela me ferait suer !” »
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LA MATERNITÉ
« Il y a énormément de jeunes femmes dans les écoles de cinéma, mais, finalement, il y a très peu de réalisatrices, constate Virginie Efira. Que se passe-t-il quand il y a un enfant ? Qui, en général, arrête ou travaille un peu moins ? Qui a le plus honte de son ambition ? C’est la femme. C’est une construction établie… »
Le Temps des femmes, mardi 16 décembre à 21h10 sur France 2