Trois jours après la diffusion de vidéos compromettantes, Sylvie Tellier approuve la sanction tandis que Diane Leyre appelle à plus de mesure face au harcèlement en ligne.
Sylvie Tellier valide la décision des comités
Sur le plateau de France 5, Anne-Élisabeth Lemoine a interrogé Sylvie Tellier sur la gestion de cette crise sans précédent. L’ancienne patronne du concours n’a pas mâché ses mots : "Je trouve qu’ils l’ont très bien gérée, parce que la destitution était assez logique. C’est une exemplarité, les miss, aujourd’hui. Donc, même si on laisse passer ça… et les excuses, c’est pas tout. Et puis, c’est un peu violent, quand même, non ?"
L’animatrice a rappelé les justifications avancées par les deux candidates déchues, qui affirmaient vouloir simplement qualifier les finalistes de "veinardes". Une défense qui n’a convaincu personne. Sylvie Tellier a alors lancé, non sans ironie : "Faudrait leur demander ce qu’en pensent leurs mamans. Non ?"
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Pour mémoire, Julie Zitouni et Aïnhoa Lahitete ont été destituées ce mardi après la diffusion d’une vidéo où Miss Provence lançait "C’est que des grosses p*tes" en parlant du Top 12, propos auxquels Miss Aquitaine répondait "Ouais, pas toutes mais beaucoup". Les comités régionaux ont estimé que ces paroles étaient "en totale contradiction avec les valeurs" du concours, malgré les excuses présentées par les deux jeunes femmes.
Diane Leyre tempère et dénonce le harcèlement
Miss France 2022 a adopté un ton plus nuancé. Diane Leyre a d’abord expliqué l’importance du comportement dans la sélection : "On nous dit, pourquoi cette fille là n’est pas dans le top 12 ? Le comportement rentre en compte, en fait. On passe l’année de France. Donc, bon, évidemment, il y a des termes qui s’emploient pas. C’est un peu déplacé."
Mais l’ancienne reine de beauté a surtout souhaité replacer l’affaire dans son contexte : "Après, moi, j’aimerais rappeler que c’est un concours, que je connais des gens qui, quand ils jouent aux cartes, sont extrêmement mauvais perdants. Évidemment, je soutiens pas les propos. Je dis que c’est extrêmement… Enfin, c’est pas bien d’avoir dit, mais franchement que ça va un peu loin au niveau du harcèlement, quand même."
Une affaire qui divise l’opinion
La polémique a éclaté dimanche, au lendemain du sacre d’Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, élue Miss France 2026 devant 6,6 millions de téléspectateurs. Des vidéos filmées en coulisses ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, déclenchant une vague d’indignation mais aussi de harcèlement envers les deux candidates.
Interrogée lundi dans "Quotidien", la nouvelle Miss France avait d’ailleurs refusé d’alimenter la controverse : "Elles se sont déjà expliquées sur ce sujet, elles se sont excusées… Moi, je n’ai rien à dire de plus." Elle avait ajouté : "Ça a déclenché une sorte de vague de harcèlement. Ma cause de la santé mentale est justement le message que je cherche à faire passer cette année. C’est un message de bienveillance."
Dans leur communiqué, les comités ont d’ailleurs rappelé qu’"aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux", tout en maintenant leur décision de destitution, jugée "nécessaire" malgré ses "lourdes conséquences".