“Ça va me mettre en colère…” : Alix Poisson scandalisée par l’affaire du violeur de Sambre dans C à Vous (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:22
L'actrice de la mini-série de France 2 s'est efforcée de garder son calme sur le plateau de France 5 ce lundi 13 novembre.

Près de 3,74 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie ont visionné le lancement de la mini-série événement de France 2, Sambre, qui raconte l’histoire révoltante des victimes du violeur en série et leur combat semé d’embûche pour que justice soit faite. Le criminel a été condamné en juillet 2022 à 20 ans de réclusion criminelle pour 54 viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commises entre 1988 et 2018. La comédienne Alix Poisson et la scénariste-journaliste Alice Géraud étaient invitées sur le plateau de C à Vous juste avant la diffusion du premier épisode ce lundi 13 novembre 2023.

"Vingt ans de prison, c’est la peine maximale pour un viol aggravé en France, et que l’on ait commis 2 viols ou 56, c’est le même tarif pénal. C’est indifférent au nombre de victimes, donc forcément, pour elles, c’est très compliqué", a commenté Alice Géraud. Cette dernière a rappelé que l’une des victimes a fait le caclul : le violeur a écopé de quatre mois de prison par victime. Toutefois, la scénariste note que lors du procès, les victimes ont été "écoutées" et "ont été reconnues comme victimes". "Il y a quand même quelque chose qui s’est passé. Mais effectivement, c’est imparfait. Le chemin à parcourir est énorme", a-t-elle conclu. 

De son côté, Alix Poisson n’a pas pu retenir son indignation. "On est en 2023 et ça n’a pas changé. C’est quand même fou de se dire que (…) un viol ou 54, c’est pareil ? Avec la prédation dont il était capable ? Avec le mode opératoire dont il était capable ? C’est… C’est ubuesque ! Ça veut dire que ça n’est pas du tout pris en compte, ce parcours sur la longévité, cette prédation permanente sur des majeures, sur des mineures… Bien sûr que ça n’avance pas assez vite ! Mais là, ça va me mettre en colère", a déclaré l’actrice en lâchant un rire nerveux, préférant arrêter de parler pour ne pas perdre son sang froid.

"Sur ce point-là, les avocats généraux au procès avaient fait un appel aux législateurs et au gouvernement pour qu’on essaie de repenser la loi. Les lois sur le viols ont été pensées pendant très longtemps comme des faits pas très graves et pensées par des hommes. Il y a cinquante nuances d’homicide : involontaire, avec préméditation, sans préméditation, etc. Le viol, c’est viol ou pas viol. C’est une pensée juridique qui est assez brute", a analysé Alice Géraud.

Par
Hugo Mallais