Pourquoi avoir voulu participer à l’émission Top Chef ?
Pol-Henri : Parce que je pense que comme tout cuisiner, on arrive à une période de sa vie où on a envie de savoir un petit peu où est-ce que l’on se situe par rapport aux autres, mais pas spécialement dans la concurrence, c’est vraiment juste pour soi-même. Aussi parce que je trouvais que Top Chef apporte énormément de choses, et ouvre des portes. En résumé, je dirais que ça fait gagner beaucoup de temps pour quelqu’un qui aimerait se lancer dans un projet.
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Comment avez-vous vécu le fait d’être candidat solitaire ?
Eh bien, écoutez, je l’ai très bien vécu (rires). Lors de la première épreuve, ça m’a fait du bien de me retrouver en candidat solitaire pour me dire : ‘Il faut que tu te réveilles’. Après, je pense que si je ne suis pas passé cette semaine, c’est parce que le niveau est très haut. Je pense aussi avoir fait des mauvais choix mais ça, c’est une autre histoire (rires).
Quand vous comprenez que vous allez affronter Arnaud, vous êtes plutôt serein ?
Quand je vois Arnaud en face de moi, j’avoue être déstabilisé parce que je pensais qu’on allait s’affronter tous les quatre avec Quentin et Pavel. Finalement, les cheffes ont choisi Arnaud et je ne trouvais pas ça cool que l’on se batte entre Belges (rires). Et surtout me retrouver en duel faisait que j’avais encore moins de chance de rentrer dans l’aventure.
Vous découvrez le thème imposé : la crème brûlée. Qu’est-ce que ça vous inspire ?
On va dire que je me suis senti dans la merde complète (rires). En ayant vu la première épreuve où ça n’a pas été de la pâtisserie, j’avais de l’espoir que ça ne soit pas mon cas. Mais c’est le jeu et je l’ai accepté, s’ils veulent de la pâtisserie, on fait de la pâtisserie, s’ils veulent du salé, one ait du salé. Avec cette épreuve, j’ai accepté le fait que je n’étais pas le meilleur en pâtisserie et à moi aujourd’hui de me perfectionner.
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Votre plat était osé puisque vous avez proposé un mix entre lasagnes et crème brûlée. Vous êtes peut-être allé trop loin dans l’originalité, non ?
Honnêtement ? Je ne pense pas. Je pense que, justement, si les techniques de base de pâtisserie avaient été mieux réalisées, j’aurais pu passer super facilement. Mais là voilà, mon idée était trop bonne, mais comme les cheffes me l’ont dit, ça manque d’un petit peu de technique niveau pâtisserie.
Quand vous voyez que la crème brulée ne prend pas, est-ce la panique ?
Je me suis juste dit dans ma tête : "Il faut que je sorte un plat. Il faut que je sorte quelque chose. Ne baisse pas les bras, va jusqu’au bout de ton idée, tu n’as rien à perdre". J’ai malheureusement rencontré un souci de taille puisqu’au lieu d’avoir du sucre pour ma crème brulée, je suis tombé sur du sel sans m’en rendre compte. C’est au moment de vouloir brûler ma crème que j’ai compris que quelque chose clochait. J’ai essayé de rattraper le coup mais ça n’a pas été évident…
C’est finalement le plat d’Arnaud qui a été préféré au votre. Pas trop déçu ?
Je me dis que c’est dommage. Je suis très déçu, mais comme je l’ai toujours dit, même avant de partir, c’est une expérience. C’est pas ça qui va faire en sorte que ta vie va s’arrêter demain. Il faut rester positif et j’ai envie de garder en tête que j’ai quand même participé à Top Chef, ce n’est pas rien. J’ai fait ce que j’avais à faire. J’ai peut-être fait des mauvais choix mais voilà, c’est comme ça et puis, je pense que tout le monde fait des mauvais choix dans sa vie (rires). Je suis quelqu’un de très, très positif donc ce n’est pas cette élimination qui va m’arrêter.
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Vous êtes contacté par Pierre Gagnaire pour tenter de vous rattraper dans la Brigade cachée. C’est une grosse surprise pour vous ?
Sur le moment, je n’ai pas trop compris car je voyais son visage en visio mais il ne bougeait pas (rires) puis je me suis dit que quelque chose se tramait mais je ne savais pas encore à quoi m’attendre. Il m’a ensuite expliqué que c’était lui qui était cette année à la tête de la Brigade cachée et que c’était ma dernière chance de me rattraper pour tenter de continuer l’aventure.
À ce moment-là, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je suis remonté un bloc. J’ai envie de me surpasser mais je reste quand même réaliste car je sais que j’ai eu du mal la première fois, donc je m’attendais pas à des miracles non plus. Surtout quand il m’explique la thématique, c’est-à-dire battre chaque candidat un à un qui sort du concours, je me suis dit : ‘Ouais, OK, ça va être plus compliqué que je ne le pensais’. Et puis, j’ai décidé de tout donner encore une fois, puisque je n’avais rien à perdre après tout. Cela dit, j’étais serein et stressé à la fois (rires). Je ne sais pas comment l’expliquer. J’étais stressé du fait de me dire que les deux autres candidats voulaient tout autant que moi garder leur place. Et serein parce qu’encore une fois, je me disais que je n’avais rien à perdre à essayer.
Vous êtes finalement éliminé sur l’épreuve du Wellington… Que souhaitez-vous retenir de cette courte aventure ?
Je retiens que c’est l’une des plus belles expériences de ma vie. Après, c’est vrai que c’est dur d’être éliminé comme ça, assez vite mais je me dis qu’il faut rebondir. Il faut se dire que la vie ne s’arrête pas, il faut continuer, il ne faut pas rester sur une déception. Pour être honnête, j’étais frustré d’être parti aussi vite mais en y réfléchissant, je me dis que je dois prendre du recul et ne garder que le bon.