Avec Hélène Darroze et Stéphanie Le Quellec, vous formez la brigade orange. Qu’est-ce que cela vous fait d’être là ?
Dominique Crenn : C’est un immense honneur. J’étais déjà venue en tant qu’invitée et, à chaque fois, j’avais apprécié l’accueil que l’on m’avait réservé. Je suis heureuse d’être là en tant que jurée, car la nouvelle génération de cuisiniers m’intéresse beaucoup.
Est-ce que ça a été facile pour vous de venir tourner en France pendant deux mois ?
Ça n’a pas été simple, et je dois reconnaître que M6 a réussi à organiser un planning de tournage idéal, alors que nous sommes six chefs, tous très occupés, dans le jury. Avant d’accepter, j’ai parlé de ce projet avec mes deux filles de 10 ans, car je savais qu’il me faudrait les quitter quelque temps pour les besoins du tournage. Une fois qu’elles ont validé ma participation, j’ai appelé mon amie Hélène (Darroze).
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Depuis combien de temps vous connaissez-vous, avec Hélène Darroze ?
Depuis qu’elle a été sacrée Meilleure cheffe du monde, en 2015. Moi, j’ai décroché ce titre l’année suivante. Nous nous connaissions un peu auparavant, mais c’est vraiment à partir de ce moment-là que notre amitié est née. J’aime tout, chez elle : sa cuisine, sa vision des choses, son côté posé, sa créativité… Et puis le fait qu’elle ait adopté deux petites filles m’a beaucoup touchée, étant moi-même une enfant adoptée.
Sur les seize candidats de cette saison, cinq sont des filles. Comment expliquez-vous qu’il y ait si peu de femmes dans le monde de la gastronomie ?
Je pense, et il faut dire les choses comme elles sont, que les médias ont une part de responsabilité. Ils mettent toujours les hommes en avant. Dans les congrès ou les rassemblements culinaires, c’est pareil. Même les femmes journalistes aiment bien parler des gars sexy en cuisine, mais nous, on est sexy aussi ! (Rires) On est là !
Face à vous, dans la brigade grise, on retrouve Philippe Etchebest, Glenn Viel et Paul Pairet…
Le boys club ! (Rires) Ils sont inséparables, ces trois-là ! Durant le tournage, ils vivaient à 30 secondes les uns des autres, prenaient tous leurs repas ensemble et sortaient même parfois le soir. C’est une nouvelle définition du ménage à trois ! (Rires)
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Ce soir, vous allez participer à l’épreuve Qui peut battre… ?, avec Stéphanie Le Quellec. Vous attendiez-vous à devoir passer derrière les fourneaux ?
Pas du tout ! C’est la première fois que je cuisinais avec Stéphanie. On s’est données à fond ! Quant à l’épreuve de la Boîte noire, que vous découvrirez bientôt, ne m’en parlez pas ! Ça m’a traumatisée ! (Rires)
Êtes-vous prête à resigner pour la saison 16 ?
Euh… moi, je suis d’abord jurée de mes restaurants. Cette saison 15 a été une super expérience, mais je vis aux USA, où j’ai beaucoup de travail.
Sur vos genoux, il y a Lulu, une chienne chihuahua. Elle vous suit partout ?
Presque partout. Elle est devenue la mascotte de Top Chef. Elle a 1 an et je lui ai donné le nom de ma maman, qui s’appelait Louise, et qui a disparu il y a un an. Cette petite chienne est arrivée dans ma famille au bon moment. Comme un cadeau du ciel.
Top Chef, mercredi 3 avril à 21h10 sur M6