Depuis le 20 septembre, vous avez rejoint la table de Quelle époque en tant que chroniqueur. Comment jugez-vous cette expérience ?
Hugo Clément : Très enrichissante ! L’exercice du plateau que j’avais pratiqué dans Le petit Journal et Quotidien me manquait. J’avais envie de le retrouver et de pouvoir traiter de tous les pans de l’actualité, sans me limiter aux seules questions environnementales. On a vécu des moments forts, drôles et intéressants, qui font la force cette émission. Chaque semaine, je ressors du plateau en ayant appris des choses. Et c’est ce que recherche dans ce métier…
Étant co-producteur du programme, votre arrivée a suscité des questions sur une éventuelle « auto-embauche » …
Ce n’est pas comme cela que cela fonctionne ! Si Léa Salamé et Régis Lamanna-Rodat (son associé et co-producteur au sein de Winter productions, ndlr) n’avaient pas souhaité que j’intègre l’émission, cela ne se serait pas fait ! Je n’en gère pas la production effective, c’est Régis qui en imaginé le concept et la pilote. Moi, je reste chroniqueur : j’accumule des informations, lis et essaie de trouver des questions pertinentes…
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Par quel(s) adjectif (s) qualifieriez-vous le duo que vous formez avec Léa Salamé ?
Complémentaire et complice. Complice parce qu’on se connaît, que l’on travaille et que l’on s’entend bien depuis longtemps. J’ai beaucoup d’admiration pour elle. Complémentaires, parce qu’on a des rôles et des profils différents. Elle est la patronne, qui anime le plateau. J’apporte des éclairages sur chaque invité avec un ton et une manière de décrypter les images qui me sont propres.
Votre marque de fabrique, c’est précisément l’investigation sur l’environnement, avec un ton très engagé. A-t-il été difficile de vous ajuster à ce magazine plus généraliste ?
J’ai du mal à faire semblant. Ce n’est pas ma vision du métier. Quel que soit le format, je reste le même. Je ne me suis donc pas transformé pour rentrer dans un moule précis, j’ai gardé ma liberté de parole ainsi que mon intérêt pour les sujets écologiques, importants et légitimes selon moi dans le débat public. Je les ai par exemple évoqués avec Cristina Cordula, par rapport à la fast fashion et Shein…
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En plateau, vous apportez des objets significatifs du parcours des invités. Lesquels choisiriez-vous vous concernant ?
Une paire de chaussures de course et des lunettes de natation. Le sport, et notamment le swimrun, occupe une place très importante dans ma vie, c’est l’un des piliers de mon équilibre. J’en fais entre 15 et 20 heures par semaine.
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Que vous inspire cette époque, à qui l’émission doit son titre ?
Une forme de fascination pour les bouleversements technologiques – avec l’émergence de l’intelligence artificielle dont on ne mesure pas encore l’impact civilisationnel – et géopolitiques, mais aussi de l’inquiétude face aux enjeux environnementaux. Et enfin, de l’espoir devant les initiatives qui fleurissent. En tant que journaliste, c’est une époque passionnante à vivre, où le rôle des médias, notamment de service public, est plus important que jamais face à multiplication des fausses informations.
Quelle époque ! Tous les samedis à 23.25 sur France 2