Notre histoire de France (France 2) – Nous avons participé au tournage de la saison 2 avec Sonia Rolland !

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:23
© Thomas Braut - ITV Studios - France Télévisions
Notre journaliste s’est mué en figurant sur le tournage de la 2e saison de cette série historique, racontée par Sonia Rolland. Reportage. 

Jouer les figurants est une expérience que je n’avais jamais vécue ! Le tournage de l’un des épisodes de la série de docu-fiction Notre Histoire de France a été l’occasion de me prêter à cet exercice. Je me retrouve donc, en cette matinée de septembre, convié au magnifique domaine de Villarceaux (Val-d’Oise), en compagnie de deux confrères et de deux influenceurs. Ici vont être filmés des événements marquants de la période révolutionnaire. Dans la cour du château, trône, sur une estrade, une guillotine plus vraie que nature. Toute l’équipe d’ITV Studios France nous réserve un accueil chaleureux.

On nous fait entrer dans une salle où sont entreposés des dizaines de vêtements, chaussures, perruques et accessoires d’époque. La costumière nous délivre nos tenues. Je me vois attribuer celle d’un bourgeois. Je porte une culotte (pantalon court) avec des bas, une redingote grise, un gilet ainsi qu’une grande chemise blanche. Un tricorne et une perruque complètent mon déguisement. Je m’imagine dans la peau d’un lecteur des Lumières bien décidé à renverser l’ordre établi, sauf que les chaussures à talons que l’on m’a refilées commencent à me faire souffrir… Je suis bien obligé de me faire une raison : au XVIIIe siècle, on ne faisait pas la révolution en baskets ! 

FUSILLADES 

Nous nous dirigeons vers le parc du château, où l’on s’apprête à tourner la séquence de la fusillade du Champ-de-Mars. Le 17 juillet 1791, la garde nationale, sous le commandement du marquis de La Fayette, tire sur la foule des Parisiens réunis en ce lieu. Je suis censé discuter, gobelet en étain à la main, quand surgissent les soldats. Les figurants s’avancent vers eux en leur jetant des pierres. Ces derniers répliquent avec leurs armes. Je m’allonge sur la pelouse. Je compte parmi les victimes de ce tragique événement. Heureusement, je ressuscite aussitôt pour aller déjeuner. Les émotions, ça creuse ! D’autant qu’un gros morceau nous attend l’après-midi : la prise de la Bastille. Nous voici devant les murs de cette partie du château qui date du XVe siècle, censée représenter la forteresse parisienne. On nous donne des armes. J’hérite d’une fourche en bois… Nous devons courir, nous coucher pour éviter les tirs des soldats qui nous visent depuis les remparts. Nous rejouons la scène six fois. Un exercice éprouvant physiquement, d’autant que mes souliers sont toujours là… Enfin, la Bastille est prise. Armé cette fois d’un fusil, je conduis fièrement nos prisonniers. 

LES ADIEUX À LA REINE 

La dernière séquence est crépusculaire. Tous les figurants sont réunis devant l’échafaud pour assister à l’exécution de Marie-Antoinette. Certains poussent des cris hostiles. La reine s’avance dignement. Le couperet tombe. Le bourreau exhibe une tête. Une page de l’Histoire de France vient de se tourner. Voyageur du temps, à l’instar de Sonia Rolland – qui succède à Tomer Sisley à la narration –, j’aurai, grâce à la magie du cinéma, participé à la fusillade du Champ-de-Mars, à la prise de la Bastille et à la mort de Marie-Antoinette. Voilà une journée bien remplie.

Notre histoire de France, mardi 18 novembre à 21h10 sur France 2

Par
Hacène Chouchaoui