Tomer Sisley (Notre Histoire de France) : « Certaines journées de tournage n’avaient rien à envier à de grosses production »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:34
Thomas Braut/ITV Studios/FTV
INTERVIEW. Dans cette série en six épisodes, adaptée d’un programme danois, le comédien est un voyageur temporel qui se glisse dans l’intimité de six grandes figures de l’Histoire de France.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce programme ? 

Tomer Sisley : Avant de donner mon accord, j’ai beaucoup parlé avec les producteurs, les diffuseurs, les auteurs. J’ai été emballé par l’ambition du projet ainsi que les moyens mis en oeuvre. J’étais rassuré. On allait pouvoir travailler dans des conditions optimales. Certaines journées de tournage n’avaient rien à envier à de grosses productions. Et puis, j’adore les défis. Participer à quelque chose de totalement nouveau fait partie de ces challenges qui m’excitent. Enfin, j’aime ce côté rassembleur de l’Histoire. On a le sentiment de faire oeuvre utile. 

En quoi l’Histoire peut-elle être un élément fédérateur ? 

Au fur et à mesure du récit, on se rend compte que tous ces personnages, qui semblent si éloignés de nous dans le temps, nous sont proches par certains côtés. On découvre que la France est un creuset de peuples venus de divers horizons. Les Francs de Clovis étaient des barbares originaires de Germanie, avec des dieux païens, qui se sont mélangés aux autres tribus germaines (les Wisigoths, les Burgondes et autres), aux Celtes, aux Latins, voire aux commerçants orientaux, désignés comme « Syriens », installés en Gaule. 

Qui est votre personnage ? 

J’incarne un homme d’aujourd’hui qui possède la faculté de remonter le temps pour se retrouver aux côtés des grandes figures de l’Histoire de France. Je ne suis pas vêtu en costume d’époque. Quand j’entre en scène, c’est un peu le téléspectateur que j’emmène avec moi, au plus près de ces personnages qui ont fait la France. On est dans un rapport autre qu’une simple reconstitution historique. 

De quelle manière ? 

Comme le ferait un témoin venu du XXIe siècle. Je fais un pas de côté, je contextualise, j’observe, je questionne, j’ironise. En tant qu’acteur, le challenge, pour moi, était de trouver la meilleure façon d’interpréter une narration. 

Dans cette série en six épisodes consacrés, respectivement, aux personnages de Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Jeanne d’Arc et Henri IV, quel est celui ou celle qui vous a le plus fasciné ? 

Assurément, Clovis ! C’est la figure de l’Histoire sur laquelle je pensais avoir le plus de connaissances. Or, j’ai découvert, durant le tournage, un personnage différent de celui que j’avais appris en cours d’Histoire. C’était un homme dont le destin a été lié aux femmes, plus particulièrement à son épouse, Clotilde, une princesse burgonde convertie au catholicisme. Clovis était un vaillant guerrier qui était doué d’un grand sens politique. 

Avez-vous d’autres projets du côté de la fiction ? 

Je suis en préparation pour GIGN, une série sur le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, commandée par Netflix. J’ai également tourné pour France Télévisions, sous la direction de Slimane-Baptiste Berhoune, le réalisateur de Vortex, une mini-série policière, Surface, adaptée du roman d’Olivier Norek, et dans laquelle j’ai pour partenaire Laura Smet. J’ai eu des propositions pour le cinéma, mais il est encore trop tôt pour en parler. C’est une autre histoire ! 

Notre Histoire de France, mardi 8 octobre à 21h10 sur France 2

Par
Hacène Chouchaoui