Miss France : Miss Aquitaine et Miss Provence destituées, qui seront leurs remplaçantes ?

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:34
BENJAMIN DECOIN/SIPA/TF1
Suite à une vidéo polémique diffusée après l'élection Miss France 2026, Aïnhoa Lahitete et Julie Zitouni ont perdu leurs couronnes régionales. Une décision sans appel qui entraîne des conséquences concrètes pour les deux jeunes femmes.

Les comités régionaux ont tranché mardi 9 décembre, estimant que les propos tenus étaient incompatibles avec les valeurs du concours. Leurs premières dauphines, Solène Videau et Manon Job, sont désormais appelées à reprendre le flambeau.

Une sanction prévue dans le règlement du concours

La destitution n’est pas une décision prise à la légère. Le règlement des élections Miss France encadre strictement le comportement des candidates, même après leur couronnement. Les Miss régionales et leurs dauphines doivent notamment s’abstenir de "prononcer des injures ou des propos portant atteinte à l’honneur ou à la considération des autres candidates" et ne pas "exercer une quelconque forme de violence, qu’elle soit physique ou verbale ou morale, de dénigrement, directe ou indirecte".

Les propos tenus par les deux Miss dans une vidéo privée entraient clairement dans ces critiques interdites. "Je ne veux pas faire ma rageuse mais… c’est quoi ce Top 12 s’il vous plaît ? Allô la Terre !", s’était exclamée Aïnhoa Lahitete. Julie Zitouni avait répondu : "Toutes des grosses putes, voilà", avant qu’Aquitaine ne nuance : "Pas toutes. Mais beaucoup". Des mots qui ont déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux après leur diffusion par le blogueur Aqababe.

Dans leur communiqué conjoint, les comités Miss Provence et Miss Aquitaine ont justifié leur choix : "Ces paroles et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre". Une décision qualifiée de "lourde de conséquences, mais nécessaire" par les instances régionales. 

Les dauphines récupèrent la couronne 

Concrètement, la destitution implique plusieurs changements immédiats. Les deux Miss sont déchues de leur titre et ne peuvent plus "s’en prévaloir". Leurs écharpes régionales sont automatiquement transmises à leurs premières dauphines selon l’ordre hiérarchique établi lors des élections.

Pour l’Aquitaine, c’est Solène Videau, Miss Bordeaux 2025, qui hérite du titre. Âgée de 21 ans et originaire de Mérignac en Gironde. La jeune femme, qui se décrit comme "une fille comme les autres", aspire à devenir styliste.

Du côté de la Provence, c’est Manon Job qui prend la succession de Julie Zitouni. Miss Vaucluse 2025, cette chargée de projet événementiel de 24 ans est iplômée d’un "Bachelor 3 en marketing événementiel" et organise des soirées en tant qu’entrepreneure. 

Les conséquences de la destitution

Au-delà du titre symbolique, la destitution a des répercussions matérielles. Selon le règlement, la délégation régionale "sera en droit de reprendre les cadeaux et/ou dotations" offerts aux Miss lors de leur élection. Ces présents pourront ensuite être remis aux nouvelles Miss à la discrétion des comités.

Plus grave encore : Aïnhoa Lahitete et Julie Zitouni ne pourront "plus candidater à une élection de la filière Miss France". Cette interdiction définitive met un terme brutal à leurs ambitions dans l’univers des concours de beauté. 

Par
Mélissa Tellaa