Comment est né ton amour pour le chant ?
J’avais besoin de trouver une façon différente de m’exprimer. C’est une façon pour moi de "mettre des mots sur mes maux". C’est comme si ça comblait un vide que j’avais.
C’est la première fois que tu t’inscrivais à The Voice ?
Non, j’avais candidaté à deux saisons de The Voice Kids, puis une saison de The Voice. Qu’est-ce que j’ai pleuré quand je n’ai pas été prise ! J’aurais donné corps et âme pour participer à cette émission. J’ai un profil atypique, donc j’étais super contente d’être sélectionnée cette année. Je n’ai pas le corps des réseaux sociaux, je ne suis pas là pour montrer mes beaux habits… Je pense qu’il y a beaucoup de jeunes qui peuvent se reconnaître là-dedans. Je trouve ça trop cool que l’émission laisse une chance à quelqu’un comme moi. Ça prouve que ça n’arrive pas qu’aux autres.
Comment as-tu vécu ton audition à l’aveugle ?
J’ai très mal dormi la veille. Je me posais mille questions, je doutais beaucoup. Et finalement, je pense que c’était le plus beau jour de ma vie. Au début, je n’essayais pas d’attraper les coachs. J’ai commencé sans donner de la voix, en interprétant le texte, presque en parlant. Là, Vianney s’est retourné tout de suite et j’ai pu laisser venir les émotions pour la deuxième partie de la chanson.
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"J’ai hésité à choisir Vianney"
Pourquoi as-tu choisi de chanter Quand on n’a que l’amour ?
C’est ma chanson préférée. Elle a beaucoup de signification pour moi, je la chante pour ma grand-mère qui est décédée. Une fois, quand j’étais petite, elle voulait écouter la version de Céline Dion, mais elle ne la trouvait pas donc je l’ai chantée. Depuis, c’est mon hommage. Je me dis que de là où elle est, elle l’entend. Les paroles sont très belles, elles racontent un peu la vie de mes grands-parents : parfois, on perd tout mais il reste quand même l’amour.
Les quatre fauteuils se sont retournés, pourquoi as-tu choisi Mika ?
À la base, je voulais aller avec Bigflo & Oli, pour leur folie et leur univers contraire au mien. Je voulais découvrir autre chose, je trouvais intéressant qu’ils m’apportent des notions que quelqu’un du même univers que moi ne pouvait pas m’apporter. J’ai aussi hésité avec Vianney. Mais c’était le grand retour de Mika et il a utilisé son super block pour moi, contre Zazie. Donc je ne pouvais qu’aller avec Mika.
Comment as-tu vécu la diffusion de l’émission ?
J’avais peur du regard des gens, des commentaires sur les réseaux sociaux. Finalement, je pense que j’ai intrigué les gens donc ça s’est plutôt bien passé, même s’il y a toujours des jaloux. Mais je n’écoute pas, je trace. Me voir dans The Voice m’a prouvé que je suis légitime, que j’ai ma place. J’en avais besoin.
Comment t’es-tu entendue avec Flora avec qui tu étais en battle ?
", ça n’a vraiment pas été la meilleure étape pour moi. Ça m’a frustrée, car je ne suis pas dans la compétition. Heureusement, c’était le cas de la plupart des talents cette année. Avec Flora, notre objectif était de se qualifier toutes les deux, que celle qui était éliminée soit volée par un autre coach. Coup de bol, c’est ce qu’il s’est passé !
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Qu’as-tu pensé de votre prestation sur Pardonne-moi de Louane ?
Je suis mitigée. Je n’ai pas du tout donné le meilleur de moi-même. Je n’avais chanté en duo de ma vie, et parfois, j’ai chanté faux. C’est super dur à chanter, très pop, très rapide. Je n’étais pas du tout à l’aise sur ce registre et ça s’est senti. C’était frustrant, car ça ne me mettait pas en valeur comme l’a dit Zazie. Plus c’est lent, plus j’aime, car je peux raconter, transmettre un message et montrer que j’ai du coffre. C’est pour ça qu’on a rajouté les envolées vocales à la fin.
Qu’as-tu ressenti quand Mika a choisi Flora ?
J’ai pleuré, comme d’habitude ! J’étais trop contente que Flora reste dans l’équipe de Mika. Et c’était tant mieux pour moi, car depuis le départ, je voulais aller dans plusieurs équipes et pouvoir répéter avec les autres coachs. Quand les trois coachs ont buzzé pour me repêcher, j’étais déterminée à choisir Vianney, mais Oli a dit une phrase qui a tout changé : "J’ai l’impression que nous, on croit plus en toi que toi tu crois en toi". C’est ce que je voulais entendre, car même si j’étais consciente que je chantais bien, j’ai toujours douté de moi.
Pourquoi ?
Au début, je n’y croyais pas. Il y a des gens dans ma famille qui me disaient : "Tu ne feras jamais The Voice. Comment ils vont t’habiller à la télé ? Tu rentres dans rien ! Tu ne chantes pas assez bien, chante dans ta douche, ça n’ira pas plus loin". Et au moment des auditions à l’aveugle, ces mêmes personnes m’ont dit : "Tu ne nous donnes même pas des places ? On aurait voulu te voir"…
Mika a invité la comédienne Melha Bedia lors du coaching. Elle t’a aidé à affronter le regard des autres ?
Oui, j’ai adoré être avec elle. Qu’est-ce qu’elle me fait rire dans ses films ! Ça aurait pu être ma pote. J’étais ravie que Mika fasse venir quelqu’un qui n’est pas chanteur. Ça amène quelque chose d’autre, car le chant, c’est aussi la scène. Melha avait une autre vision, elle nous a apporté beaucoup.
Comment imagines-tu "l’après The Voice" ?
J’aimerais vraiment faire carrière dans la chanson, démarrer en faisant les premières parties d’artistes très connus, par exemple. Je ne me sens pas capable de grandir toute seule dans ce monde qui me fait un peu peur. J’ai besoin que quelqu’un m’épaule, me prenne sous son aile. Et en disant ça, je fais un gros, gros clin d’oeil à Slimane et Louane ! (Rires)