Mika : « Tout est spontané dans la version française de The Voice »

Publié le 2 mars 2024 à 10:10
ETIENNE JEANNERET/BUREAU233
Après cinq ans d’absence, le chanteur, qui avait participé à la version All Stars de l’émission en 2021, retrouve son fauteuil de coach. Il nous confie ses impressions sur cette nouvelle saison.

Comment vous sentez-vous après tant d’années loin du plateau du concours ? 

Mika : Très bien, et j’étais vraiment curieux de revenir, car j’ai fait une belle pause et je me demandais si cette nouvelle saison serait vraiment différente et de quelle manière elle pourrait se distinguer. Je me suis rendu compte que beaucoup de choses avaient changé, comme le feeling, l’état d’esprit… Non seulement, les Talents présents sont plus éclectiques, mais aussi plus en lien avec ce qui se passe autour d’eux, musicalement parlant. L’énergie est différente aussi. Je ne sais pas pourquoi. Le concours est à la fois plus amusant, plus compétitif, mais sans malice ni malveillance. Jamais. 

Que pensez-vous de cette mécanique inédite avec l’arrivée de Camille Lellouche ? 

C’est super qu’elle soit là pour « repêcher » certains candidats, sur lesquels nous ne nous sommes pas retournés. Mais, pour nous, c’est encore un peu mystérieux, car tout se déroule en coulisses. On ne sait pas ce qui va se passer, et comment elle monte son équipe, son histoire. Tout cela deviendra concret au moment de la demi-finale, et je pense qu’on va halluciner. 

Êtes-vous heureux au sein de cette nouvelle équipe de coachs ? 

Très ! J’ai retrouvé ma copine Zazie, j’ai découvert Bigflo et Oli, et j’ai appris à mieux connaître Vianney et sa manie de faire éclater des boules puantes ! (Rires) Au moment de nous retrouver pour le tournage de The Voice, nous avons réalisé à quel point, malgré nos emplois du temps chargés, il était devenu un refuge. Nous étions à la fois épuisés et très heureux d’être là. C’était comme vivre un rêve éveillé. Éprouver cette sensation est une première pour moi. 

Vous qui avez remporté deux fois le concours, avec Kendji Girac en 2014 et Whitney Marin en 2019, pensez-vous avoir le gagnant de cette treizième saison dans votre équipe ? 

Évidemment ! Mais, blague à part, si parfois nous parvenons à deviner dans quelle équipe se trouve le vainqueur, cette saison, tout est beaucoup plus flou ! Il y a des gagnants potentiels partout ! C’est fou, car ce n’est pas toujours le cas. 

Cela signifie que le niveau est encore plus élevé que dans vos souvenirs ? 

C’est différent, car entre le début des auditions à l’aveugle et la suite, certains candidats ont fait énormément de progrès. Mais ce qui est intéressant, aussi, dans The Voice, c’est que l’émission est devenue un tremplin, même pour ceux qui ne gagnent pas. Pourtant, ça n’a pas toujours fonctionné comme cela. Au départ, il y avait cette notion de performance vocale, et il n’y avait pas de place pour la nuance ou pour des voix dites « imparfaites ». Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. 

Qu’est-ce qui fait le succès du programme selon vous ? 

Son authenticité. Aucune phrase n’est chuchotée entre nous, aucune indication ni marche à suivre ne nous sont imposées. Tout est spontané dans la version française de The Voice. On nous laisse, nous, coachs, nous amuser, nous émouvoir. On a le droit d’être fascinés et d’assumer jusqu’au bout les conséquences de nos coups de coeur. 

The Voice, samedi 2 mars à 21h10 sur TF1 

Par
Adeline Quittot