Télé 7 Jours : Vous avez avoué avoir mal vécu votre élimination dès les auditions à l’aveugle en 2017….
Odem : De belles choses se sont passées depuis, mais j’avais 21 ans et c’était un rêve d’être dans The Voice. Je crois que c’était la seule saison où les coachs ne se retournaient pas pour expliquer pourquoi on n’était pas sélectionné. Être recalé et ne pas avoir la chance de rencontrer les coachs a été quelque chose de dur pour moi. J’ai eu un sentiment de défaite horrible. Sur le moment, j’ai eu l’impression que la musique n’était pas faite pour moi.
Vous dites avoir "beaucoup bossé" depuis votre premier passage à The Voice lors de la saison 6…
J’ai beaucoup chanté. Avant, j’avais un restaurant, puis j’ai travaillé dans les bars, dans l’événementiel. J’ai fait pas mal de concerts, j’ai toujours chanté dans les endroits où je travaillais. Et l’année dernière, pendant un an non stop, j’ai travaillé ma voix dans une école, le Dalida Institute, qui m’a beaucoup aidé dans mes choix, ma voie artistique et fait évoluer ma voix. Avec les années, j’ai grandi et compris certaines choses. Mais le travail, c’est primordial.
Vous êtes passé de 0 coachs retournés à 4 coachs retournés !
J’étais comme un gamin ! Je me suis retrouvé assez con, on voit que j’ai l’air assez ébahi, je suis dans un rêve éveillé. C’est extraordinaire, j’étais sur un petit nuage.
Quand Zazie s’est retournée, elle vous a reconnu dès la première seconde…
Je ne m’y attendais pas. C’était une drôle de surprise, surtout venant d’une personne et d’une star comme Zazie, que j’admire profondément. Ça m’a fait chaud au coeur. On voit le niveau des artistes et la mémoire de leurs oreilles !
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Pourquoi avoir choisi de chanter Habibi de Tamino ?
Cette chanson compte énormément pour moi. Elle raconte beaucoup de choses sur une situation amoureuse qui m’a beaucoup touchée, un texte et une manière de le chanter qui me convenaient extrêmement bien. J’écoute très souvent cet artiste, qui est exceptionnel et qui m’embarque à chaque fois. Quand je le chante, je suis ailleurs, je suis quelqu’un d’autre… Ou peut-être que je suis moi-même et je peux m’exprimer comme j’en ai envie.
Pendant votre chanson, en voys voyant, Oli a dit : "C’est une star !". Vous y croyez ?
Wow. Je ne sais pas si j’y crois, mais wow ! (Rires) Entendre ça d’une star elle-même, c’est quelque chose. Je le remercie, je l’écoute beaucoup. Je suis assez fan de l’écriture de Bigflo & Oli et leur manière de rapper. Merci beaucoup à lui !
Pourquoi avoir choisi Vianney ?
Ça a été instinctif. Je ne touchais pas sol, j’entendais sans vraiment écouter ce qu’on me disait. Mais il me semble que Vianney a été le plus bref et le plus concis. Après, quand Mika, Zazie et Bigflo & Oli te disent certaines choses, tu ne peux que dire "merci" et presque te mettre à genoux ! (Rires) J’aurais pu les choisir aussi ! Un jour, j’ai dit : "Je choisirai le coach qui se retourne". Mais j’étais dans la merde parce qu’il y en a quatre se sont retournés !
Mika vous a souhaité de ne plus avoir besoin de votre porte-bonheur. Vous l’avez quand même gardé ?
Eh oui ! Je n’ai pas encore écouté Maître Mika, qui a fait de mon enfance une des plus belles enfances musicales. Peut-être qu’un jour, ça viendra, mais cela me tient à coeur d’avoir un foulard. J’ai toute une petite panoplie de foulards que je mets, et qui appartiennent soit à mon grand-père, à ma mère, à ma grand-mère, à ma soeur, à mon meilleur ami… Et quand ils ne sont pas là, les avoir avec moi sur scène, ça me galvanise.
Est-ce que vous vivez de la musique aujourd’hui ?
Depuis quelques mois, oui. Mais pour l’instant, je vis surtout de la musique, et mon rêve est de vivre un jour de ma musique.