Comment t’es tu retrouvé dans The Voice ?
J’ai remporté un concours de chant à Grenoble cet été, et le directeur de casting de The Voice, Bruno Berberes était présent. Quand je suis descendu de scène après ma chanson, il m’attendait et m’a dit de venir à Paris dans quatre jours ! Ça s’est donc fait facilement alors qu’il y a quelques années, j’avais passé un casting, mais je n’avais pas été retenu.
Tu as dit que tu participais pour présenter ton univers, pourquoi cela te tient tant à coeur ?
Pour l’instant, c’est un répertoire qui est aux oubliettes et j’en suis vraiment triste. On ne l’entend pas beaucoup, pourtant je le trouve tellement beau, fleuri et intéressant. Mon but est de faire redécouvrir ces chansons plus anciennes et de donner aux jeunes l’envie d’aller les écouter. Je reçois énormément de messages sur Instagram de jeunes entre 15 et 25 ans qui ont le même univers que moi et qui me remercient de les avoir représenté. Je me rends compte qu’il y en a pas mal qui écoutent encore ces chansons-là !
Pourquoi as-tu chanté Mon légionnaire d’Édith Piaf lors de ton audition à l’aveugle ?
C’est le premier 78 tours que j’ai eu. Un couple d’antiquaires avec qui je suis toujours ami me l’ont donné quand j’avais neuf ans. Je l’écoutais en boucle, je l’ai usé ! C’est comme ça que j’ai commencé ma collection.
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"Je comptais choisir Zazie"
Tu as suscité beaucoup de réactions sur le plateau lorsque tu as évoqué tes goûts musicaux qui s’arrêtent à l’année 1970…
J’étais surpris car ils étaient vraiment très étonnés, et qu’ils ne pensaient pas que des jeunes comme moi qui écoutent des musiques des années 20 ou 30, ça existait. Alors que pour moi, c’est naturel, je ne m’en rends pas compte ! C’est vrai qu’il y en a beaucoup moins que de jeunes qui écoutent du Aznavour ou du Bécaud. Mais j’adore l’histoire et les paroles de ces chansons racontent l’histoire française !
Pourquoi as-tu choisi Mika ?
Au départ, je comptais choisir Zazie. Je disais : "Ne me parlez pas de Mika, il va me faire chanter en anglais ! J’en veux pas !". (Rires) Mais quand il s’est retourné, il y a une atmosphère qui se dégageait entre nous. Par sa façon de me regarder et de m’écouter, j’ai senti qu’il m’avait compris, qu’il m’avait cerné. Et surtout, il a accepté de ne pas me faire chanter en anglais. Sinon, je ne l’aurais pas choisi !
Comment as-tu vécu la diffusion de ton audition à l’aveugle ?
Au début, j’appréhendais un peu les réactions. J’ai été agréablement surpris, car il n’y a eu que des messages de soutien, de gentillesse, disant que j’allais faire redécouvrir le patrimoine français. Que de positif ! Les gens sont relativement bienveillants, donc ça m’a rassuré pour la suite.
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"Il ne faut pas me faire chanter du rap !"
Comment t’es-tu entendu avec Clara ?
On était déjà super proches avant de savoir qu’on ferait la battle ensemble. On logeait dans le même hôtel, on était tout le temps ensemble. Il n’y avait pas de compétition entre nous et on était triste de savoir que l’un de nous deux allait sûrement être éliminé. On a eu énormément de chance qu’elle soit sauvée par Vianney.
Pourquoi le coaching avec Mika a été si difficile pour les battles ?
La chanson Donner pour donner de France Gall et Elton John sort un peu de mon répertoire. Elle date de 1980, certes, mais ce n’est pas un coup de coeur, je ne me suis pas senti à l’aise. Mika nous a un petit peu secoué. Il a fallu du temps, que je m’invente une histoire pour me l’approprier. Au final, on a réussi. C’est une chanson agréable à chanter à deux, il y a un jeu qui se crée. C’était que du bonheur ! Ça m’a sorti de ma zone de confort et ça m’a permis de progresser. J’ai découvert que même dans les chansons un peu plus modernes, il y a du bon à prendre.
Après les battles, avais-tu moins peur de chanter des chansons plus actuelles ?
Un peu moins. Mais il ne faut pas me faire chanter du rap non plus ! Je connais juste les paroles de La Kiffance de Naps, qu’on a chanté en faisant les cons avec Carla en soirée ! (Rires) Heureusement, il y a encore des textes que je trouve beaux dans la chanson française de nos jours, comme ceux de Barbara Pravi par exemple.
"Je ne connais que deux chansons de Mika"
Connais-tu le répertoire des coachs de The Voice ?
La seule musique de Bigflo & Oli que je connais, c’est Dommage qui passait à la radio. Zazie, je connais Speed, J’envoie valser et je dois en connaître une troisième, pas plus ! De Mika, je n’en connais que deux : Grace Kelly car ma mère m’avait acheté le 33 tours, et Relax, take it easy. En ce qui concerne Vianney, je connais seulement Beau-papa et son duo avec Kendji (Je suis fou, avec Soprano ndlr) car il passe à la radio en ce moment ! (Rires)
Souhaites-tu faire carrière dans la musique ?
Si l’occasion se présente, bien sûr que oui, j’adorerais. Mais je ne vais pas forcer le destin. Je ferai des études et j’aurai un travail stable à côté, au cas où. Il faut que cela se fasse naturellement et que j’ai un public qui soit réceptif à mon univers. En ce moment, je fais déjà des petites scènes autour de chez moi et j’irai à bientôt Lille chanter pour l’association Les amis d’Édith Piaf. J’ai aussi rendez-vous avec une maison de disque prochainement.