Snekkar, pas drakkar
On nomme communément « drakkars » les bateaux vikings. Ce n’est pourtant pas le terme approprié, car les guerriers scandinaves employaient le mot « snekkar ». Drakkar, qui signifie « dragon », se retrouve tardivement dans la littérature du XIXe siècle. Il fait référence aux têtes de dragons qui ornaient la proue des navires, pour effrayer les populations et éloigner les esprits.
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Des fermiers et des commerçants
Le terme « Vikings » est utilisé abusivement pour désigner ces guerriers venus du Nord. En réalité, il n’apparaît qu’en 1842. Il signifie, en vieux norrois, « piraterie ». Jusqu’à cette date, les textes anciens les nommaient Nortmanni, voire Normann (hommes du Nord). La razzia n’était pas leur activité principale. La plupart du temps, ils pratiquaient l’élevage, l’agriculture et le commerce. Le nord-ouest de la France prit le nom de Normandie lorsqu’en 911, le roi des Francs Charles le Simple en fit présent au chef scandinave Rollon.
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Pas de casque à cornes
Les lecteurs d’Astérix ont en mémoire Barbe-Rouge, ce chef pirate viking coiffé d’un casque à cornes. C’est une image erronée. La plupart des guerriers combattaient tête nue, ou avec un casque en cuir, ou encore un heaume en métal, pour les plus riches. Cette légende date de 1876 quand, pour la première de l’opéra L’Anneau des Nibelungen, le costumier de Richard Wagner, Carl Emil Doepler, eut l’idée de coiffer les acteurs de casques à cornes et à ailes. Une absurdité historique qui frappa toutefois durablement l’imaginaire du public.
Laissez-vous guider, mardi 2 septembre à 21h10 sur France 2