Laissez-vous guider (France 2) – Aéroparis, La tour Soleil… 4 projets architecturaux fous qui n’ont jamais vu le jour !

Publié le 21 mai 2024 à 13:23
© Morgane Production
Stéphane Bern et Lorànt Deutsch nous invitent à découvrir, en images de synthèse et en 3D, des projets architecturaux qui auraient pu changer l’image de la capitale.

La pyramide du Père-Lachaise

Au début du XIXe siècle, pour faire face à l’engorgement des cimetières parisiens, Napoléon décide de créer une nécropole sur les hauteurs de Belleville. Ce sera le Père-Lachaise, dont la conception est confiée à Alexandre-Théodore Brongniart, à qui l’on doit le palais de la Bourse, aussi appelé le palais Brongniart. En hommage à la campagne d’Égypte, l’architecte envisage d’ériger une pyramide monumentale de 30 mètres de hauteur, dominant toute la ville et visible par tous les Parisiens. Une façon de rappeler à chacun son funeste destin. La mort de Brongniart, en 1813, puis la chute de Napoléon scelleront le sort de ce projet.

La tour Soleil

En 1886, pour la commémoration du centenaire de la Révolution prévue lors de l’Exposition universelle de 1889, un concours est lancé afin de construire un monument à Paris. Nombre de projets sont déposés. Certains originaux, comme la tour arrosoir, sorte de brumisateur censé rafraîchir par temps de canicule. D’autres au goût plus discutable, comme cette guillotine géante dressée sur le Champ-de-Mars. L’un des projets les plus sérieux est la tour Soleil, d’Amédée Sébillot, un ingénieur électricien, qui imagine, avec l’architecte Jules Bourdais, une colonne en granit de 350 mètres qui doit éclairer Paris, Neuilly, Boulogne et Levallois. Mais, en raison d’un coût excessif, on lui préférera le projet de tour métallique d’un certain Gustave Eiffel…

Les maisons tours d’Auguste Perret

Au début des années 1920, pour pallier le manque de logements, l’architecte Auguste Perret, un philanthrope obsédé par l’hygiénisme et désirant lutter contre l’insalubrité des habitations, imagine ériger 200 immenses tours en béton, alignées des deux côtés d’une avenue large de 250 m partant de la porte Maillot jusqu’à la Croix de Noailles, en bordure de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Hautes de 150 à 200 mètres, ces constructions étaient pensées pour accueillir des commerces et des bureaux en rez-de-chaussée et loger jusqu’à 3 000 personnes dans les étages. Chaque immeuble devait être relié à l’autre par une passerelle ornée de jardins suspendus. Mais, avec la crise financière de 1929, le projet, jugé trop futuriste et gigantesque, n’aboutira pas. Auguste Perret finira par construire l’une de ses tours à Amiens, en 1952. Elle sera inaugurée en 1960.

L’aérodrome sur la Seine d’André Lurçat

Des avions atterrissant au coeur de Paris : tel était le projet fou d’André Lurçat. Au début des années 30, l’aviation connaît un engouement sans précédent. L’architecte propose en 1932 de construire un aérodrome sur la Seine : Aéroparis. Il imagine une piste d’atterrissage qui surplomberait l’île aux Cygnes et le viaduc de Bir-Hakeim. Épouvantés à l’idée du bruit des aéronefs décollant et se posant de jour comme de nuit sous leurs fenêtres, les riverains s’opposent fermement au projet.

Laissez-vous guider, mardi 21 mai à 21h10 sur France 2

Par
Hacène Chouchaoui