Étiez-vous préparés à sortir dès la première émission ?
Oui, car je n’avais jamais chanté auparavant. Je n’ai pas mis la barre haute, mais à la hauteur de mes genoux. (Rires) Je me suis vraiment amusé, et j’ai donné tout ce que j’avais. Je suis compétiteur, mais mes deux concurrents, le Zèbre et le Phoenix, étaient très très bons. Il n’y a aucune honte à sortir après des belles voix comme ça.
Vous êtes actuellement au Canada. Avez-vous pu voir l’émission ?
Oui, des amis m’ont envoyé des vidéos… C’est très bizarre ! Le lama est un être à part entière qui s’est un peu séparé de moi. Mais c’est moi qui est là-dedans ! J’ai envie de me pincer un peu. Je me dis : "Hein ? C’est moi qui ai fait ça ?".
Comment avez-vous vécu le fait de devoir garder le secret sur votre participation ?
Il faut être capable de vivre ces émotions-là à circuit fermé. Il n’y avait que ma femme et mon fils qui étaient au courant. C’est bizarre de se promener dans les rues de Paris avec un masque ! Je pars de mon hôtel, je traverse trois rues, il y a une voiture qui m’attend. J’ai l’impression d’aller faire un vol à main armée ! Ils sont sérieux, ils sont au taquet pour que notre identité ne fuite pas. Même mes contrats étaient sous un autre nom ! Ça rigole pas, mais c’est le but du jeu.
Après 11 saisons de Danse avec les stars en tant que juré, vous étiez cette fois dans la peau d’un candidat sur TF1…
J’étais l’arroseur arrosé ! Je demandais aux candidats de se mettre en danger en faisant quelque chose qu’ils n’ont jamais fait. C’était exactement la même chose pour moi en devant chanter sur scène. Je peux rayer cela de ma liste ! J’étais complètement en dehors de ma zone de confort J’avais déjà énormément de respect pour les grands comme Beyoncé, Justin Timberlake, Janet Jackson, qui dansent et chantent. Mais maintenant, mon respect est incommensurable ! Comment ils font pour aligner les pas et le chant ? Peut-être que la prochaine étape sera de faire du music-hall ou une comédie musicale ! (Rires)
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Comment se sont passés les cours de chant ?
On a fait le coaching à distance car j’étais au Québec, où je faisais les chorégraphies pour le film Dancing Detective. Après, je travaillais à Malta, et je faisais des aller-retours en France pour faire des sessions dans un studio où ont enregistré Johnny Hallyday, Michel Sardou… Alors que moi, je suis même pas un bébé dans la chanson, je suis un foetus !
Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes vous ont reconnu aussitôt…
Apparemment, j’ai une voix un petit peu marquante ! (Rires) Mais honnêtement, je pensais qu’en chantant, j’étais capable de déjouer un peu les enquêteurs. En anglais, ils se posaient des questions. Mais quand j’ai fait la chanson de Roch Voisine en français, Kev Adams a remarqué l’accent. Certains ont quand même reconnu ma manière de bouger, mais j’ai été comblé de bonheur en lisant les commentaires sur les réseaux sociaux, de voir que les gens ont été heureux que je participe à cette aventure.
À part chanter en anglais, vous aviez d’autres stratégies pour brouiller les pistes ?
D’abord, je portais des talonnettes de dix centimètres pour les mener en bateau, car je ne suis pas le plus grand. Et je n’ai pas dansé à 1000%. Mais là, il y a des réflexes qui partent… Tu me mets la musique d’Elvis, c’est sûr et certain que je ne peux même pas arrêter mes hanches ! Elles étaient parties, je leur ai dit : "Calmez-vous ! Calmez-vous !". Mais ça n’a pas fonctionné.
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Danser dans un costume de Lama devait être un challenge…
Ah mais vraiment ! Ma vision était presque nulle, j’avais exactement trois millimètres de vision. Mes yeux étaient dans les franges du coup du lama. Je suis danseur, je danse au radar. Mais dans le costume, il faisait à peu près 40 degrés. Il n’était pas lourd à porter. Pendant les répèts, la scène était parfaite pour danser mais lors du tournage, la scène devenait une patinoire ! J’ai dit : "Okay, je suis au Koh-Lanta du chant ! Qu’est-ce qu’il se passe, on va me faire bouffer des scorpions ? Ils vont en mettre dans mon costume ?". Et même si le sol glisse, tu dois aller jusqu’au bout car on tourne dans les conditions du direct.
Aimeriez-vous intégrer le jury de Mask Singer lors d’une future saison ?
Bah oui ! Bien sûr, clairement, c’est un kiff ! T’es au spectacle ! La production fait des spectacles ahurissants, toutes les équipes bossent comme des fous. Quant à Camille Combal, il nous met tellement à l’aise. Ce gars-là a pris du galon, il est bien dans ses baskets, tout le monde lui dit. Il nous guide et veut qu’on donne le meilleur. C’est un professionnel qui a du coeur, et ça, c’est beau. Les enquêteurs, je les trouvais super bien, ils sont bienveillants. Même Jean-Marc, il était presque poli ! (Rires) Quand je les écoutais, je me disais : "Ah punaise, qu’est-ce que j’aimerais être à leur place" !
Propos recueillis par Jordan Landreau