Comment se retrouve-t-on enquêtrice dans Mask Singer ?
Élodie Frégé : Le secret, c’est la souplesse ! (Rires) Moi, je ne me suis pas posé de question, mais je peux comprendre que cela en étonne certains. J’ai passé dix ans sur les routes, en tournée à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne et aux États-Unis, avec le collectif Nouvelle Vague (un groupe français qui reprend des standards du punk en version bossa nova, ndlr) et, du coup, j’ai refusé pas mal de choses. Là, j’avais un peu de temps, et si je ne me voyais vraiment pas enfiler un costume, même si on me l’a proposé plusieurs fois, jouer l’enquêtrice me plaisait. Il y a un côté ludique, très enfantin.
Vous succédez à Anggun et Vitaa dans cette fonction. Avez-vous une oreille très développée pour reconnaître à la voix les personnalités qui se cachent sous les costumes ?
J’ai une oreille aiguisée, et je me débrouille pas mal dans les blindtests pour reconnaître des chansons dès la première mesure ! Mais c’est très différent de reconnaître quelqu’un sous un déguisement. On cherche des indices, des pistes, surtout que les personnalités tentent des choses très différentes, très éloignées, parfois, de leur univers. Je trouve qu’il faut être téméraire pour participer, costumé, à Mask Singer.
Pourtant, vous dites avoir le goût du risque…
Oui, mais dans l’intimité. Sauter en parachute, par exemple, pourquoi pas ? Mais me déguiser pour Mask Singer, non !
Regardiez-vous l’émission avant ?
Oui, j’ai des amis qui organisaient des apéros Mask Singer, notamment l’année où Karine Ferri y apparaissait dans le costume de l’Araignée (en 2020). C’est là que j’ai vraiment découvert le principe du programme.
Vous tournez aussi, en ce moment, une série. Est-ce également pour TF1 ?
Non, et c’est un projet que je dois encore garder secret. Le tournage a eu lieu en Espagne. Il n’y a pas encore de chaîne ou de plateforme SVOD rattachée à ce pilote.
Et vous jouez… un homme, une femme ?
Une femme. Mais j’aimerais bien incarner un mec, genre David Bowie. Si votre question pouvait donner des idées à certains… je suis partante !
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Vous deviez aussi sortir, début 2023, votre cinquième album. Qu’est-ce qui vous a arrêtée ?
Je préfère attendre encore un peu. Les chansons sont prêtes, masterisées. J’en suis la productrice, et Samy Osta (La Femme, Feu! Chatterton, Juniore, Rover…), avec qui je travaille, m’a donné ce conseil, que je suis à la lettre : « Ce disque est important pour toi. Prends ton temps ! »
À défaut d’en dire beaucoup plus, dites-nous au moins quelle en sera la tonalité, la couleur ?
Il sera vert comme la mer au Groenland, un vert glacial, antarctique. Et si je devais citer des artistes dont je m’inspire pour cet album, ce seraient Françoise Hardy, Portishead, le groupe Goldfrapp, ou encore Ennio Morricone. J’adore tout ce qui est musique trip-hop. Je ne vais pas me mettre au disco, parce que c’est à la mode, et, attention, j’adore Juliette Armanet, mais je veux créer mon propre son.
INTERVIEW FRÉDÉRICK RAPILLY