Qui, parmi Élodie Gossuin, Dounia Coesens, Pierre- Yves Bon, Houcine, Jungeli et Julia Martin, allezvous régaler ce soir ?
Willy Rovelli : Allez, j’avoue : il s’agit de Houcine et Jungeli ! Dès lors que les gens détestent venir me voir ou sont malades, ce ne sont que de bons souvenirs pour moi ! (Rires) Je suis le seul restaurateur au monde qui est satisfait quand les clients repartent mécontents.
Vous n’êtes jamais écoeuré par ce que vous servez ?
Non, parce que je rentre vraiment dans la peau de mon personnage. Je suis anesthésié par l’odeur, et je n’ai pas le temps d’être dégoûté. En général, une fois que les candidats sont partis et que je vois dans quel état ils ont laissé la cuisine, je me dis : « OK, j’y suis peut-être allé un peu fort… »
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Y a-t-il un goûteur officiel sur le fort pour tester les mets avant le tournage de l’émission ?
Moi ! J’ai quasiment tout goûté. Une bouchée, hein ! Parce que je suis généreux, je laisse la plus grosse part aux candidats. Je suis bien obligé de m’assurer que ce ne soit vraiment pas bon.
Le pire plat ?
Le surströmming, à base de hareng fermenté. Les téléspectateurs n’ont pas l’odeur, mais nous, oui ! Elle dépasse tout ce que vous pouvez imaginer…
Vous êtes l’un des personnages les plus appréciés, notamment par les enfants. Cela vous rend-il heureux ?
Oui, parce que l’amour des enfants, c’est pour la vie. C’est un attachement qui me touche beaucoup.
Comment vivez-vous le départ d’Olivier Minne ?
Avec énormément d’émotion… Nous étions tous bouleversés, et moi particulièrement. Quand je suis arrivé dans l’émission, il m’a accueilli avec beaucoup de bienveillance et d’amitié. C’est quelqu’un de sympa avec tout le monde. Du coup, cette saison, on a passé pas mal de temps à discuter de sa carrière, de la mienne, de la vie… C’était émouvant. Mais je comprends ses raisons.
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Est-ce vrai que, depuis votre arrivée au fort, en 2013, vous êtes également resté dans l’émission pour lui ?
Oui. Il a été un grand frère pour moi. Naturellement, je me pose des questions : est-ce qu’il faut que je continue ? Qu’est-ce que je dois faire maintenant ?
Et vous avez trouvé des réponses ?
Non. La production va forcément réfléchir à la suite. Et j’espère faire partie de l’histoire, peut-être dans un autre rôle ? J’ai tellement envie de montrer ce dont je suis capable !
"En télé, j’aimerais offrir autre chose aux gens"
Selon vous, pourquoi de nouvelles opportunités ne se présentent-elles pas à vous ?
Je suis quelqu’un de trop gentil. Et la gentillesse ne paie pas beaucoup, ni dans la vie, ni dans ce métier. Peut-être que je ne suis pas assez opportuniste, je n’ai pas envie de dégager mes camarades pour avancer. Il m’est très difficile de décrocher mon téléphone, de réclamer des choses. Je sais que la chaîne m’apprécie, mais peut-être que ce personnage fort m’empêche d’évoluer. J’ai malgré tout la chance de m’exprimer autrement : je présente Willy vient déjeuner chez vous sur Ici (anciennement France Bleu), et je suis en tournée avec mon one-man show, Heureux. Je n’ai aucune frustration. Mais c’est vrai qu’en télé, j’aimerais offrir autre chose aux gens. J’essaie d’être patient.
Fort Boyard, tous les samedis à 21h10 sur France 2