Après le food truck, le bar clandestin et un passage par la case prison comme shérif, il paraît que le chef Willy monte en gamme pour cette nouvelle saison…
Willy Rovelli : Le père Fouras m’a offert une promotion et m’a autorisé à rouvrir mon restaurant, baptisé « Chez William » (le vrai prénom de Willy Rovelli, ndlr), à condition qu’il soit chic. Évidemment, je lui dis d’accord par devant, mais par derrière, ce sera toujours le drame… et heureusement ! Les plats que je propose aux candidats sont toujours aussi dégoûtants. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine. Si mon look va changer, celui de l’assiette, et surtout celui de la digestion des candidats, non !
Comment le chef Willy élabore- t-il ses plats ?
Tout au long de l’année, on regarde sur Internet et on passe des commandes. Puis, même si la base n’est pas bonne, on essaie de l’améliorer pour qu’elle soit pire. Et puis, parfois, à l’occasion de voyages, on peut aussi rapporter des petites idées. C’est le cas du surströmming, du hareng fermenté, qui est revenu de Suède dans les bagages.
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Cette spécialité est d’ailleurs devenue votre plat signature. Comment va-t-il être décliné cette saison ?
L’idée est de surprendre. Si on le ressortait à chaque fois dans sa version originale (en conserve), ce serait trop facile. Désormais, il peut se cacher dans des aliments qui ont l’air inoffensifs. Et puis, c’est un plat très demandé, non pas par les clients du restaurant, mais par les téléspectateurs !
Tout « bon chef » se doit de goûter les plats qu’il propose à ses clients. Est-ce votre cas ?
Oui, je goûte toujours afin de m’assurer que c’est vraiment infâme, mais en petite quantité. Étant d’une nature généreuse, je souhaite laisser les plus grandes parts pour mes clients. Et, évidemment, plus c’est dégoûtant, plus je suis heureux. Parfois, je trouve que l’on fait goûter des choses trop bonnes, comme le durian, un fruit asiatique qui sent très mauvais, mais qui, une fois cuisiné, n’est pas si rebutant. Quand les gens repartent satisfaits, ce n’est pas drôle.
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Votre personnage est sadique, mais il attire tout de même la sympathie…
Dans le fond, j’ai un grand coeur ! Et puis le chef Willy est un dingue, c’est bien d’aimer les gens fous… Mais je vous rassure, je ne suis pas comme cela dans la vraie vie. Les gens peuvent venir dîner chez moi sans soucis.
Vous animez également Willy vient déjeuner chez vous, sur France 3. Et là, au moins, vous mangez bien, non ?
C’est ça. On reste dans le domaine de la nourriture, mais là ce sont les gens qui font à manger pour moi. Et, bizarrement, personne ne se venge. Je suis toujours très bien reçu. Je rends visite à des artisans qui bossent dur pour faire tourner leur entreprise. Et ils font les choses bien.
Vous allez partir en tournée avec votre one-man show qui s’appelle tout simplement Heureux… Vous l’êtes ?
Je crois, oui. En tous cas, je fais tout pour l’être. Je vais jouer ce spectacle très personnel jusqu’en 2026. Il y a intérêt à ce que ça marche… Je ne suis pas forcément connu en tant qu’humoriste de scène. J’ai encore tout à prouver.
Fort Boyard, samedi 13 juillet à 21h10 sur France 2