Votre arrivée dans le fort remonte à 2013. Avez-vous vu le temps passer ?
Willy Rovelli : Non ! D’autant que plus le temps passe, plus je m’embellis, vous ne trouvez-pas ? (Rires) Blague à part, le tournage de Fort Boyard nous prend trois semaines dans l’année et, même si ça reste très intense, on ne peut pas trouver ça long. Chaque année, lorsque j’approche du fort en bateau et que l’on vient nous chercher en nacelle pour débarquer et rejoindre l’équipe, je ressens une intense émotion, qui ne s’est jamais tarie. Et puis, certains, comme Passe-Partout et quelques techniciens, sont là depuis le tout début du jeu, il y a presque trente-cinq ans… Il faut dire que c’est une émission pas banale, dans un décor pas banal. Et moi, je me sens ultra-privilégié d’en faire partie.
Que représente ce programme pour vous ?
Il est celui dont on me parle 90 % du temps, et ceux qui le font sont aussi bien des jeunes que des anciens, des ministres, des contrôleurs de train ou des douaniers à l’autre bout du monde ! Je suis surpris que l’on me reconnaisse, même dans d’autres pays (Fort Boyard est diffusé sur TV5 Monde, ndlr), mais c’est toujours un plaisir, car je ne reçois que des sourires ! Dès qu’ils voient ma tête, les gens se marrent ! Il y a pire, non ?
Avez-vous déjà reçu des propositions insolites ?
On m’invite souvent à des festivals liés à la gastronomie, et j’ai parfois reçu des demandes pour inaugurer des restaurants… À chaque fois, je leur fait remarquer que ce n’est peut-être pas la meilleure idée pour l’image de l’événement culinaire ou celle de l’établissement ! (Rires)
Fin juin, on vous a vu sur France 3 dans Willy vient déjeuner chez vous… Y aura-t-il d’autres épisodes ?
Oui, dès la rentrée, le samedi en début d’après-midi. J’ai proposé à France 3 de décliner, en version hebdomadaire, On n’est pas à l’abri d’faire une bonne émission, la quotidienne radio que j’anime, de 12 h à 13 h, sur France Bleu. Il s’agit d’aller à la rencontre des Français et de les interroger sur leur quotidien. Par exemple, nous avons rendu visite à une famille dont l’enfant est lourdement handicapé, ou à un homme qui a racheté une ferme où il accueille des enfants en difficulté, afin de les aider à renouer avec la terre, avec la vie. L’idée est de montrer que, dans les situations les plus compliquées, on peut toujours trouver de la joie et de l’espoir.
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Vous avez joué dans Meurtres à Mulhouse, sur France 3. Avez-vous d’autres projets de ce genre ?
Pour être franc, je suis très volubile ou excentrique devant un micro ou une caméra, mais très timide dans la vie. Je ne démarche personne, car je ne sais pas le faire. Pour Meurtres à Mulhouse, j’ai rejoint le casting grâce au fils de la réalisatrice (Delphine Lemoine), qui est fan de Fort Boyard ! Ce fut la même chose pour la comédie musicale 1789 : le producteur, Dove Attia, m’avait repéré dans le jeu. Je ne suis en manque de rien. En revanche, j’ai souvent émis l’envie d’animer un jeu télévisé, mais, pour le moment, ma parole n’a pas été entendue. Un jour, peut-être ?
Fort Boyard, mercredi 16 août à 21h10 sur France 2